Le covoiturage et les VTC, principales alternatives en cas de grève

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Une partie des personnes se déplaçant en train demain devraient opter pour le covoiturage. En ville, où les taxis seront également en grève, les Autolib' et les VTC devraient voir leur fréquentation grimper.

Chaque grève est l'occasion pour les moyens de transport alternatifs de glaner de nouveaux clients. La double grève de ce mercredi n'y fera pas exception. Pour éviter de pâtir de la grève des conducteurs de la SNCF et des chauffeurs de taxis, les voyageurs auront plusieurs cordes à leur arc. Ils devraient se tourner davantage vers le covoiturage, les véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC), le vélo ou encore le service de voitures en libre service Autolib', à Paris.

La SNCF appelle elle-même les voyageurs à se diriger vers les sites de covoiturage pour pallier le manque de trains. La fréquentation de Blablacar, le leader du secteur, devrait grimper drastiquement. Ce mardi déjà, le nombre d'inscrits était en progression de 50% par rapport à un jour ordinaire, un peu partout en France. Même constat chez son concurrent, 123envoiture qui concentre davantage son activité sur les trajets domicile-travail. Ghislain, qui doit se rendre demain à Nantes pour un entretien d'école de commerce, a décidé cet après-midi seulement de prendre la voiture et de chercher des covoitureurs. «Mon train était annulé, je n'avais pas le choix. Heureusement, mes parents m'ont prêté leur voiture. Je me suis inscrit sur un site de covoiturage pour rentabiliser le trajet».

Voitures complètes

Nombre de voitures affichent déjà complet. C'est le cas de deux voitures sur trois qui partent mercredi de Lille vers Paris à 6h. En cas de pic de fréquentation, le nombre de conducteur ne grimpe en effet pas dans les mêmes proportions que le nombre de passagers. «En général, nous avons un quart de conducteur pour trois-quart de passagers. Mais en cas de grève, les passagers sont beaucoup plus nombreux», explique-t-on chez Blablacar. Certains voyageurs tentent de trouver une solution sur les réseaux sociaux, Twitter ou Facebook. Ainsi d'Eulalie, qui cherche une place en voiture pour un trajet Angers-Rennes, ou Esmah, qui désespère de pouvoir partir de Niort vers Bordeaux...

A Paris, Autolib' pourrait également apparaître comme un recours aux transiliens supprimés. C'est ce sur quoi table le service de mise à disposition de voitures électriques lancé en 2011. Il avait déjà enregistré une hausse de sa fréquentation de 30% lors du récent pic de pollution dans la capitale.

Surtout, la grève des taxis devrait paradoxalement faire le bonheur des VTC, contre lesquels les taxis manifestent justement ce mercredi. Sur Twitter, certains utilisateurs notent déjà que le mouvement des taxis «donnera encore plus de clients aux VTC». Uber, en particulier, s'attend à faire travailler sa «flotte» de chauffeurs au maximum de ses capacités toute la journée, comme lors du mouvement de grève du 13 janvier. Pour pousser son avantage, la start-up américaine proposera même une réduction exceptionnelle de 50% sur les courses effectuées à plusieurs demain. De quoi faire éructer les taxis. En janvier, la contestation des VTC avait déjà pris un tour violent. Pour des raisons de sécurité, la société de VTC chauffeur-privé s'abstiendra d'ailleurs de desservir demain les aéroports et l'environnement immédiat des gares.

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