Le coût du changement climatique beaucoup plus élevé que prévu, selon le PNUE

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par Megan Rowling LIMA, 5 décembre (Reuters) - L'adaptation des pays en développement aux conséquences du changement climatique devrait coûter deux à trois fois plus que prévu même si la progression des températures moyennes est contenue sous le seuil de 2°C, prévient le Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) dans un rapport publié vendredi. L'addition pourrait atteindre les 150 milliards de dollars par an (environ 120 milliards d'euros) d'ici 2025-2030 puis 250 à 500 milliards de dollars par an d'ici 2050. Si des mesures ne sont pas prises pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, le coût de l'adaptation aux effets d'un réchauffement climatique pourrait être le double du scénario le plus pessimiste dessiné par le PNUE. "Même en réduisant les émissions de gaz à effet de serre jusqu'au niveau requis pour limiter la hausse des températures mondiales à 2°C au cours de ce siècle, le processus d'adaptation au changement climatique dans les pays en développement coûtera probablement deux à trois fois le montant prévu, estimé entre 70 et 100 milliards de dollars par an d'ici 2050", peut-on lire dans ce rapport diffusé à l'occasion de la réunion sur le climat organisée à Lima. "Alors que les dirigeants mondiaux sont réunis à Lima pour une nouvelle étape décisive en vue de la signature d'un accord mondial sur le changement climatique, ce rapport souligne l'importance d'y prévoir des plans détaillés concernant l'adaptation", a déclaré Achim Steiner, directeur exécutif du PNUE et sous-secrétaire général des Nations unies. La capitale péruvienne accueille jusqu'au 12 décembre la 20e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Les négociations de la COP-20 seront cruciales dans la perspective de la conférence suivante qui sera organisée fin 2015 à Paris et doit aboutir à un nouvel accord international sur la lutte contre le changement climatique. Les délégués de nombreux pays développés présents à Lima souhaitent que l'accent soit mis sur les moyens de réduire les émissions (atténuation) plus sur le processus d'adaptation au changement climatique de peur d'être contraints de s'engager sur une aide financière accrue pour les pays en développement. Car les pays les moins développés et les petites îles-Etats seront vraisemblablement les plus exposés aux effets du réchauffement. "Les négociations sur le changement climatique se sont jusqu'à présent focalisées sur l'atténuation, mais il est très important de prendre en considération les objectifs d'adaptation parce que tout le monde, quel que soit le niveau de développement, sera touché par le changement climatique", a dit Ibrahim Thiaw, directeur adjoint du PNUE. Le rapport du PNUE note que les engagements financiers en faveur de l'adaptation ont augmenté ces dernières années. En 2012-2013, entre 23 et 26 milliards de dollars de fonds publics ont été mobilisés, pour l'essentiel dans des pays non membres de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Mais à défaut de nouvelles sources, ajoute le PNUE, les financements devraient être largement insuffisants à partir de 2020. (Henri-Pierre André pour le service français)

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  • delapor4 le vendredi 5 déc 2014 à 22:31

    Et les mensonges des "climatologues" véreux à la solde du Nouvel ordre mondial, quand seront-ils punis?