Le couple franco-allemand à l'épreuve de la crise grecque

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Le couple franco-allemand à l'épreuve de la crise grecque
Le couple franco-allemand à l'épreuve de la crise grecque

Les négociations de l'Eurogroupe commencées hier matin se sont poursuivies jusqu'au bout de la nuit dernière, entrecoupées à minuit par de nouvelles consulations bilatérales. L'espoir d'un accord s'était profilé dans la soirée. Grâce à un donnant-donnant entre Alexis Tsipras à bout de souffle et au sursaut d'un couple franco-allemand, déterminé à en finir avec ses dissensions. Dès leur arrivée hier à Bruxelles au sommet des dirigeants de la zone euro, François Hollande et Angela Merkel avaient pourtant montré l'étendue de leurs divergences sur le dossier grec. « La France veut tout faire pour trouver un accord d'ici ce soir », avait martelé le président français quand, dans le même temps, la chancelière allemande avait prévenu qu'elle ne voulait pas d'un accord à tout prix. Depuis le référendum en Grèce, le couple franco-allemand, pilier de l'Union européenne, a du mal à parler d'une seule voix. Et pourtant, c'est par lui que passera la solution. Ou pas.

Des visions différentes de l'Europe

La relation entre le socialiste français et la chrétienne-démocrate allemande s'est construite sur des visions différentes, voire divergentes, de l'économie en général et de l'Europe en particulier. On se souvient que, dès les premières heures de son mandat, François Hollande, président d'une France hyperendettée, avait bravé un orage pour se rendre à Berlin tenter de convaincre Angela Merkel de la pertinence de ses engagements électoraux. Soit donner à la relance de la demande et des investissements la priorité sur les équilibres financiers et les fameux critères de Maastricht. Le respect de la discipline budgétaire et des plafonds d'endettement devant être, aux yeux du chef de l'Etat français, la simple conséquence du retour de la croissance.

De quoi faire se rebiffer la bonne élève Merkel, dont le pays était déjà revenu dans les clous de Bruxelles, mais qui, finalement, a bien voulu concéder du temps à ...

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