Le «coup de main» des soldats français à la démocratie 

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Les 900 soldats aguerris de «Licorne» étaient les seuls capables, parmi les 10.000 hommes de l'Onuci, d'agir de façon aussi radicale contre les forces de Laurent Gbagbo.

Militairement, l'affaire était largement à la portée des forces françaises. Diplomatiquement, c'était comme marcher sur une ligne de crête. «Licorne» a donc frappé fort, avec quatre hélicoptères lancés à l'assaut des pièces d'artillerie, des blindés et des camps militaires de Laurent Gbagbo. Avant de relâcher la pression pour voir l'effet obtenu.

Les frappes menées lundi soir par la force de réaction rapide à la demande de l'ONU ont été interrompues mardi, en tout cas provisoirement. Un coup unique mais acéré, censé aider suffisamment les hommes d'Alassane Ouattara pour leur permettre de prendre le pouvoir, gagné en novembre dans les urnes et confisqué depuis par le président sortant. Une espèce de coup de main donné à la démocratie. L'ancienne puissance coloniale, si souvent critiquée pour s'être portée militairement au secours des régimes africains, même les moins fréquentables, lorsqu'ils étaient menacés par des rébellions, avait pourtant tent

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