Le coup de grâce d'Erdogan au parti pro-kurde du HDP

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan poursuit les réformes controversées.
Le président turc Recep Tayyip Erdogan poursuit les réformes controversées.

Les jours de la formation pro-kurde du Parti démocratique des peuples (HDP) semblent désormais comptés. Mardi soir, 348 députés turcs sur 550 ont soutenu en première lecture un très controversé projet de réforme constitutionnelle, visant la levée de l'immunité parlementaire pour les législateurs turcs ciblés par des procédures judiciaires. Censé « assainir » l'hémicycle, ce projet porté par l'exécutif turc et le Parti de la justice et du développement (AKP) masque à peine sa véritable cible : le HDP kurde, troisième force politique du pays.

Surprise électorale aux législatives de juin 2015, la formation de gauche a su s'imposer dans le Parlement turc, privant dans le même temps le parti islamo-conservateur du président Erdogan d'une majorité absolue, trustée depuis 2002. Par la suite, le leader turc n'a eu de cesse d'attaquer ce parti, l'accusant de jouer « les vitrines politiques » pour le Parti des travailleurs du Kurdistan, le PKK, classé sur la liste des groupes terroristes par la Turquie, les États-Unis et l'UE, qui mène actuellement une lutte sanglante contre les forces de sécurité turques dans les régions à majorité kurde du Sud-Est du pays.

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  • glitzy il y a 8 mois

    Discuter avec lui comme un partenaire proche, j'entends, comme si on pouvait encore envisager des liens étroits entre une Turquie qui dérive vers un régime autoritaire islamique et l'UE. Après, on discute forcément avec les dictatures, elles sont nombreuses...

  • glitzy il y a 8 mois

    Le cheminement d'Erdogan vers une dictature à peine voilée est presque complet. On ne peut pas continuer à discuter avec lui sans nous salir les mains et perdre le petit reste de crédibilité sur le "respect des valeurs".