Le coup de colère de la filière agroalimentaire

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Industriels et agriculteurs dénoncent le «refus systématique» des hausses de tarifs par les enseignes.

Ils font front commun pour exprimer leur ras-le-bol. Un mois avant la présentation du projet de loi Consommation de Benoît Hamon, industriels et agriculteurs mettent la pression sur les parlementaires. Un mois après la fin des négociations annuelles entre fournisseurs et distributeurs, la filière agroalimentaire dénonce le «refus systématique» des hausses de tarifs par les enseignes. «Cette situation n'est pas tenable, la négociation n'est plus qu'un simulacre», lancent en ch½ur Jean-René Buisson et Xavier Beulin, respectivement présidents de l'Association nationale des industriels de l'alimentaire (Ania) et de la FNSEA. Face à un «système mafieux» et une «omerta absolue», ils demandent un renforcement des contrôles par la DGCCRF et des sanctions dissuasives.

Le projet de loi est pour la filière «l'occasion de retrouver une certaine forme d'équilibre avec les distributeurs», en permettant de «préciser» la législation actuelle. Pas question selon la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD), qui rétorque que «les industriels n'ont jamais accepté le principe même de la négociation des tarifs». Les distributeurs avertissent: «modifier la loi dans le contexte actuel représente un véritable danger». S'ils avaient accepté les hausses de tarifs de leurs fournisseurs, les prix auraient augmenté de près de 5 % en 2013. «Cela aurait été inacceptable pour le consommateur. Et in fine pour toute la filière, car l'inflation risque d'entraîner une baisse des volumes», poursuit la FCD.Si le premier ministre s'est engagé à plaider en faveur d'une revalorisation des prix, Bercy craint l'impact sur le pouvoir d'achat.

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  • M1945416 le vendredi 12 avr 2013 à 15:42

    c'est pas de "gay" sujet pas intéressant ...