Le «coup d'État» de l'armée comble le vide du pouvoir

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En se substituant au président Moubarak, les militaires font basculer le pays dans un régime d'exception.

«Compte tenu des conditions difficiles que traverse le pays, le président Mohammed Hosni Moubarak a décidé d'abandonner le poste de président de la République et chargé le Conseil suprême des forces armées de gérer les affaires du pays» : il était 6 h 03 vendredi quand le vice-président, Omar Souleiman, le visage défait et le ton grave, a mis fin par cette brève déclaration à dix-huit jours de soulèvement contre le régime de Hosni Moubarak.

Le président égyptien, qui s'était envolé un peu plus tôt avec sa famille à destination de la station balnéaire de Charm el-Cheikh, où il possède une résidence, a donc fini par céder à la pression de la rue. Mais aussi à celle de l'armée, qui refusait d'intervenir contre la population et qui a ainsi fait pencher la balance, conduisant de facto à ce qui s'apparente à un coup d'État militaire.

La veille, Hosni Moubarak avait abattu sa dernière carte en annonçant le transfert d'une partie de ses p

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