Le coup d'envoi du rassemblement, toujours un grand moment

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Le coup d'envoi du rassemblement, toujours un grand moment
Le coup d'envoi du rassemblement, toujours un grand moment

Jour de rassemblement oblige, Clairefontaine a abandonné son calme du quotidien pour l'agitation habituelle autour des Bleus. Espoirs ou A, l'arrivée des joueurs vaut toujours le détour.

De notre envoyé spécial à Clairefontaine, Aurélien CANOT

Un incessant balai de voitures. Un jour de début de rassemblement à Clairefontaine, c’est un peu comme une autoroute lors d’un départ de vacances. Quelques supporters en plus. Comme ces trois fans venus à la fraîche lundi matin pour être sûrs de ne rien rater du passage de leurs idoles. « On a vu Pogba, Evra, Gignac, Matuidi… » Au même titre que ses deux camarades, Gérard, réplique du trophée de champion d’Europe autour du cou, n’a pas manqué une miette du spectacle. « Il y a eu Rabiot aussi », s’empresse-t-il d’ajouter tandis que notre voiture emboîte le pas de celle estampillée ESTAC, avec à son bord l’attaquant des Bleuets Corentin Jean et son coéquipier gardien des U19 Paul Bernardoni. Comme les A, les Espoirs savent qu’ils n’ont pas intérêt à arriver en retard. Leurs chauffeurs ont donc pour mission de se faufiler et de rivaliser d’ingéniosité dans les manœuvres pour déposer leurs passagers dans les temps.

Gignac premier sur place

Beaucoup de joueurs n’ont pas ce problème. Et quand l’heure du rendez-vous est fixée à midi, dernier délai, ils choisissent de se présenter sur place bien avant, quand tout est encore calme. André-Pierre Gignac, de retour chez les Bleus, fait partie de ces internationaux qui avaient visiblement hâte de prendre leurs quartiers lundi matin sous le soleil parisien. Le « Tigre » était même le premier sur place. Benoît Costil, également absent lors du dernier rassemblement, avait lui aussi opté pour une arrivée prématurée. Même chose pour Hatem Ben Arfa, qui n’a pas attendu non plus le dernier moment pour humer cet air de Clairefontaine dont il avait été privé depuis un moment. Tandis que son conseiller tapaient la discute sur le côté, le Niçois, toujours aussi courtois, a pris le temps de saluer les journalistes avant de rejoindre tranquillement l’intérieur du château.

Navette made in London

Les Bleus avaient rendez-vous ce lundi à douze heures pétantes pour le stage de préparation de leurs deux prochains rendez-vous : l’Allemagne, le 13 novembre prochain au Stade de France et l’Angleterre à Wembley, quatre jours plus tard. Venus en taxis pour la plupart, en VTC pour certains ou en voitures particulières pour d’autres, les joueurs de Didier Deschamps ont tour à tour sacrifié à ce rituel. Comme à Cannes, la montée des marches du Château fait partie de l’histoire du Centre Technique National. Il n’y a pas de Palme d’Or à l’arrivée mais le déroulement est le même : descente de voiture, coup d’œil furtif aux journalistes - alignés en ribambelle à deux pas du lotissement - petit bonjour pour les plus polis, sourire en bonus pour les moins pressés, montée des marches au pas de course et disparition. Un sport qui peut même se jouer à quatre. Cabaye, Lloris, Giroud et Koscielny, arrivés ensemble dans une navette cent pour cent londonienne, ont gravi l’escalier de concert avant de rapidement s’évaporer. Une symphonie parfaitement réglée. Le stage est lancé.

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