Le Costa Concordia échoué sur la côte de l'île du Giglio, en Italie, le 25 janvier 2012

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L'épave du Costa Concordia, l'énorme paquebot échoué le 13 janvier à proximité de l'île du Giglio, au large de la Toscane, sera enlevée au plus tard d'ici à février 2013, selon le plan présenté vendredi à Rome par la compagnie Costa Crociere.Il s'agit d'une opération gigantesque, "la plus grande récupération d'épave de l'Histoire" par le tonnage, a déclaré le capitaine Richard Habib, directeur exécutif de la société américaine Titan, qui, avec l'entreprise italienne Micoperi, spécialisée dans l'installation de plates-formes off-shore, a obtenu le contrat pour enlever l'épave.Le Costa Concordia transportait 4.229 personnes, dont 3.200 touristes de 60 nationalités et un millier de membres d'équipage lorsqu'il a heurté un rocher. La catastrophe a fait 32 morts, les corps de deux d'entre eux n'ont pas encore été retrouvés.Selon Silvio Bartolotti, patron de Micoperi, "la seule façon de déplacer le navire est de le remettre dans la position où il se trouvait au moment où il s'est échoué, comment si l'on rebobinait un film à l'envers".La récupération du Costa Concordia débutera dans quelques jours, et la sécurisation doit être réalisée avant la fin du mois d'août, afin d'éviter que, pendant les travaux, l'épave ne se déplace légèrement, a assuré pour sa part Gianni Onorato, le directeur général de Costa Crociere. Le coût de l'opération d'enlèvement est estimé à 236 millions d'euros.Le gigantesque paquebot pèse 44.612 tonnes --soit un poids équivalent à celui du Titanic--, mesure 300 mètres de long sur 30 de large.Outre que c'est un énorme défi d'ingénierie et de technologie, l'enlèvement est à haute risque environnemental, dans une zone protégée.La petite île du Giglio fait partie d'un archipel de sept îles, dont l'île d'Elbe, et se situe dans le sanctuaire pour les cétacés "Pelagos" qui s'étend des Bouches de Bonifacio en Corse à la Côte d'Azur.Une animation graphique préparée par les deux entreprises et l'Université de Rome a illustré le plan.La première étape consistera à sécuriser l'épave pour éviter qu'elle ne glisse vers les hauts fonds : à cette fin, soixante poteaux seront plantés dans le fond marin pour attacher l'épave du côté du littoral et pour fixer les plates-formes submergées qui seront utilisées pour la renflouer.Silvio Bartolotti a assuré que la flore marine serait préservée "à 90%", avec un déplacement des coraux et des anémones avant le commencement des travaux, leur placement dans un aquarium et leur réimplantation une fois le chantier terminé.Il a aussi garanti que toute fuite d'un produit nocif qui pourrait s'échapper du navire serait promptement aspirée pour éviter la contamination des eaux."L'ampleur de l'opération est sans précédent. Nous sommes confiants que nous serons en mesure de la mener à bien", a affirmé Richard Habib.

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