Le coréen STX obligé de vendre le chantier naval de Saint-Nazaire

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Le coréen STX obligé de vendre le chantier naval de Saint-Nazaire
Le coréen STX obligé de vendre le chantier naval de Saint-Nazaire

Alors que le chantier français STX de Saint Nazaire (Loire-Atlantique) a une visibilité exceptionnelle, avec près de dix ans de travail et quatorze paquebots à construire, son propriétaire, le groupe coréen STX Offshore & Shipbuilbing, au bord de la faillite va être obligé de le vendre. Deux candidats seraient en discussions avec le ministère de l'Economie. Si aucun accord n’a pour l’instant été trouvé, la décision pourrait intervenir avant la fin de l'année. 

 

Lourdement endetté, le groupe coréen a le couteau sous la gorge. La justice du pays a donné jusqu’à vendredi 9 septembre à l’administrateur judiciaire pour présenter un plan de restructuration afin de retrouver des liquidités. En juillet, lors du dernier comité d'entreprise, la direction de STX France avait informé les syndicats que la maison mère qui détient les deux tiers du capital (un tiers est encore détenu par l'Etat français) souhaîtait vendre le chantier français, qui emploie 2 600 salariés. 

 

Si certains syndicats ont demandé à l'Etat de nationaliser le chantier «pour assurer un actionnariat stable», c'est la piste d'un repreneur privé qui est privilégiée par le Bercy. 

 

Deux noms circulent. Le groupe Damen dispose de 32 chantiers navals dans le monde, dont deux en France, à Dunkerque et Brest. L'entreprise néerlandaise, qui travaille essentiellement dans le domaine de la défense, a affiché sa volonté de se diversifier dans le secteur de la croisière. Or, le chantier STX de Saint-Nazaire doit encore livrer sept paquebots à l'armateur italo-suisse MSC Croisières et dispose de neuf commandes pour l'américain Royal Carribbean. Mais Damen est l'un des principaux concurrents de la DCNS, le groupe français spécialisé dans l'industrie navale militaire.

 

Autre repreneur pressenti, le groupe Genting, de Hong Kong, spécialisé dans les croisières, serait mieux placé. Ce constructeur est en train de faire ...

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  • claloda il y a 11 mois

    Bien voyons .. rachetons à prix d'or ce qu'on a vendu pour une bouchée de pain !! voyons les choses différemment , que l'état vende sa participation maintenant que le carnet de commande est plein..

  • charleco il y a 11 mois

    Et si l'Etat se portait repreneur? Un bel investissement industriel.

  • nono67 il y a 11 mois

    si les carnets de commande sont plein , ne pas oublier qu'ils étaient vides il y a quelques années . Et les croisieres sur des gigantesques paquebots ne séduiront pas toujours autant à l'avenir et les compagnies vont bientôt etre saturées ce ces navires . La republique dominicaine était LA destination il y a quelques années . aujourd'hui on n'y va plus . Ca fera pareil avec ces croisieres démesurées . Donc n'engageons pas l'argent public dans ce futur gouffre financier.

  • M3366730 il y a 11 mois

    Si certains syndicats ont demandé à l'Etat de nationaliser le chantier «pour assurer un actionnariat stable» : encore engraisser un des mammouths de l'état actionnaire. Dès que cette "entreprise" aura retrouvée une compétitivité l'état devrait vendre ses actions avec une plus value (cela compensera un peut tout ce que l'état à injecté !

  • Spartaku il y a 11 mois

    une telle pepite et l'ETAT n'en veut pas !!! NON MAIS NOUS ON EN VEUT alors qu'il fasse un référendum afin qu'il ne laisse pas filer une telle pépite à un copain coquin ....