Le Conte bon

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Le Conte bon
Le Conte bon

Il a tiré dans le ballon, tiré la gueule mais surtout esquissé les traits de la magnifique victoire tactique de l'Italie face à l'Espagne (2-0). Ce lundi, Antonio Conte a une nouvelle fois prouvé qu'il faisait partie des grands du monde du foot.


Il a le sourire de celui qui sait, mais il refuse de l'admettre. Quand on lui demande si c'est son chef d'oeuvre tactique, Antonio Conte fait comme ce lundi sur la pelouse. Il botte en touche, avec classe : " Moi, je suis de ceux qui cherchent à donner le plus d'informations possibles aux joueurs avant un match. Je veux les rendre plus serein. Je veux préparer une rencontres sur tous les points : offensifs, défensifs, phase de pressing, hauteur de notre ligne. On s'entraîne pour faire mieux que nos adversaires, voilà tout ". Oui, Conte se la joue grand-mère : celle qui t'explique la recette que tu as aimé est simple, mais qui sait que tu ne la maitriseras jamais. Ce lundi, le sélectionneur italien a croqué l'Espagne, ce qui ne l'empêche pas de citer un peu de Aimé Jacquet en conférence de presse : " Le travail que je fais, c'est celui de mettre mes joueurs dans les meilleures dispositions ". Et tant pis si ses joueurs ne sont pas les meilleurs que l'Italie a compté dans ses rangs. Le short sali par les tacles mais auréolé de son statut d'homme du match, Leonardo Bonucci donne l'un des éléments principaux de cette recette qui marche : " Le coach nous a dit que ce match, c'était 23 grands joueurs contre 23 rêveurs. Notre force, c'est que nous sommes une équipe. Pas une équipe nationale. Une équipe tout court. Il est arrivé à la tête d'une génération privée de talent et le meilleur moyen de remédier à cela, c'était de créer cet esprit d'équipe ".

Le club Italie


De fait, Antonio Conte peut compter sur sa défense turinoise pour partir à la guerre mais aussi pour prêcher la bonne parole au sein de l'équipe. Avec Buffon, Chiellini, Bazragli et Bonucci comme relai, De Rossi et Motta en joueurs d'expérience et des soiffards comme Parolo, Giaccherini ou Eder, prêts à se mettre minables sur le terrain, le sélectionneur tient là tous les ingrédients pour faire sa tambouille : une équipe de club. " Je l'ai toujours dit : la seule façon pour nous d'être bons actuellement, c'est d'être une équipe de club, de fonctionner comme un club. Ca ne sert à rien de prétendre que l'on est des cadors. Nous devons…



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