Le Conseil présidentiel libyen arrive à Tripoli

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    TRIPOLI, 30 mars (Reuters) - Sept des neuf membres du 
Conseil présidentiel libyen, soutenu par les Nations unies, sont 
arrivés mercredi par la mer à Tripoli en provenance de Tunisie. 
    Ils sont conduits par Fayez Seraj, chef du Conseil 
présidentiel et Premier ministre du gouvernement d'union 
nationale, formé avec l'appui de l'Onu à l'issue de longues 
négociations qui ont abouti en décembre dernier. 
    L'installation de ce gouvernement rencontre de fortes 
oppositions dans le pays.   
    Le groupe est arrivé par bateau à la base navale d'Abousita, 
non loin du centre de Tripoli, au milieu d'importantes mesures 
de sécurité. 
    Le gouvernement formé à Tripoli en 2014, qui n'a jamais été 
reconnu par la communauté internationale, et les groupes armés 
qui le soutiennent avaient demandé ces derniers jours au 
gouvernement d'union de ne pas chercher à gagner la capitale. 
    Dimanche et lundi, l'espace aérien avait été fermé pendant 
plusieurs heures dans la région de Tripoli, apparemment pour 
empêcher le Conseil présidentiel de venir par avion dans la 
capitale, où on été signalés ces derniers jours des 
affrontements sporadiques. 
    Aux premières heures de mercredi, de fortes explosions et 
des fusillades nourries ont été entendues dans la ville. 
    Avant de se rendre à Tripoli, le Conseil présidentiel a 
annoncé avoir négocié avec les forces déployées dans la capitale 
un plan en vue d'y rétablir l'ordre. 
    Depuis 2014, la Libye a deux gouvernements et deux 
parlements rivaux, basés l'un à Tripoli, l'autre dans l'est du 
pays. 
    A la mi-mars, le Conseil présidentiel a invité les 
institutions libyennes à lancer le processus de transfert du 
pouvoir au nouveau gouvernement d'union et a demandé à la 
communauté internationale de ne plus traiter qu'avec ce 
gouvernement.   
    Mais il doit faire face à l'opposition de tenants de la 
ligne dure des deux parlements concurrents - la Chambre des 
représentants dans l'est du pays, qui a été reconnue par la 
communauté internationale, et le Congrès général national (CGN) 
installé à Tripoli. 
    Les Occidentaux espèrent qu'un gouvernement d'union 
permettra d'endiguer la menace djihadiste posée par l'Etat 
islamique (EI), qui a profité du vide politique pour prendre 
pied en Libye, s'emparant notamment de la ville de Syrte, 
l'ancien bastion de Mouammar Kadhafi. 
 
 (Hani Amara, Guy Kerivel pour le service français) 
 
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