Le Conseil Otan-Russie se réunit pour la troisième fois de l'année

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    BRUXELLES, 19 décembre (Reuters) - Le Conseil Otan-Russie se 
réunit ce lundi pour la troisième fois seulement cette année et 
l'Alliance atlantique s'efforcera de convaincre l'ambassadeur 
russe que ses déploiements de troupes programmés l'année 
prochaine en Pologne et dans les Etats baltes sont purement 
défensifs. 
    "Nous comptons avoir une discussion franche sur la situation 
liée à la sécurité en Europe y compris les conséquences du 
renforcement de l'Otan sur son flanc est", a déclaré vendredi 
l'ambassadeur russe auprès de l'Otan, Alexandre Grouchko. 
    L'Otan se prépare à déployer début 2017 jusqu'à 4.000 
soldats en Estonie, en Lettonie, en Lituanie et en Pologne. 
    Les pays alliés notent que ces renforts sont modestes 
comparés aux 330.000 soldats que la Russie aurait, selon l'Otan, 
positionnés à proximité de son flanc ouest depuis le mois de 
mai. 
    Ces quatre bataillons, dit-on à l'Otan, sont justifiés par 
l'annexion russe de la Crimée en mars 2014 qui a alarmé les 
Etats baltes. "L'idée générale de ces renforcements est d'éviter 
un conflit. C'est un message de dissuasion clair", a noté le 
secrétaire général de l'Alliance atlantique, Jens Stoltenberg, à 
la suite d'une rencontre avec le président estonien.  
    Du côté des Alliés, la crise en Ukraine reste en tête des 
préoccupations. 
    L'Otan a suspendu toute coopération pratique avec Moscou 
depuis l'annexion de la péninsule ukrainienne mais 
l'Organisation du traité de l'Atlantique-Nord estime qu'il faut 
discuter avec le Kremlin pour éviter les malentendus pouvant 
aggraver le conflit. 
    La situation en Syrie, où l'armée russe intervient depuis 
plus d'un an en soutien au régime de Bachar al Assad, ne devrait 
pas être formellement abordée mais, soulignent des diplomates, 
sera en arrière-fond de la réunion de lundi. 
    Selon un diplomate de haut rang de l'Otan, la réunion ne 
devrait pas produire d'avancées tangibles, tout le monde 
attendant l'investiture de Donald Trump, qui doit devenir le 20 
janvier prochain le 45e président des Etats-Unis. 
    "Nous ne pouvons pas lire les intentions de la nouvelle 
administration américaine", a-t-il dit, ajoutant qu'"il existe 
une possibilité de changement total de politique". 
 
 (Robin Emmott; Danielle Rouquié et Henri-Pierre André pour le 
service français) 
 
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