Le Conseil des droits de l'homme de l'Onu critique la Turquie

le
0
    GENEVE, 4 novembre (Reuters) - Le Conseil des droits de 
l'homme de l'Onu s'est ému vendredi de l'arrestation en Turquie 
de députés d'un parti pro-kurde, jugeant inadmissible la vague 
de répression qui frappe le pays. 
    La Turquie vit sous le régime de l'état d'urgence depuis la 
tentative de coup d'Etat militaire du 15 juillet dernier. Plus 
de 110.000 fonctionnaires, policiers, soldats, juges, 
journalistes et autres ont été arrêtés ou suspendus.  
    Ils sont soupçonnés de liens avec le réseau de Fethullah 
Gülen, prédicateur exilé aux Etats-Unis qu'Ankara présente comme 
l'instigateur du putsch avorté, ce que ce dernier dément. 
    Vendredi, douze parlementaires du Parti démocratique des 
peuples (HDP), dont ses deux co-présidents, ont été arrêtés, ce 
qui a suscité l'inquiétude de l'Union européenne, de la France 
et de l'Allemagne.     ] 
    A Genève, la porte-parole du Conseil des droits de l'homme 
de l'Onu, Ravina Shamdasani, a critiqué les mesures prises par 
les autorités turques ces trois derniers mois. 
    "Il faut faire jouer la présomption d'innocence avant de 
suspendre quelqu'un de son poste, avant une arrestation, il faut 
faire cela dans les règles, a-t-elle dit. 
    "Au vu du nombre de personnes impliquées, nous craignons que 
ce ne soit pas le cas', a-t-elle ajouté.  
    Les Nations unies, a poursuivi la porte-parole, s'inquiètent 
de voir que les autorités turques utilisent l'état d'urgence 
pour prendre des mesures "qui vont au-delà de ce qui est 
admissible". 
 
 (Tom Miles, Gilles Trequesser pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant