Le conseil de surveillance de PSA soutient Varin et sa stratégie

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Le conseil de surveillance de PSA soutient Varin et sa stratégie
Le conseil de surveillance de PSA soutient Varin et sa stratégie

PARIS (Reuters) - Le conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën a réaffirmé mercredi son soutien à Philippe Varin, au directoire du groupe automobile et à sa stratégie, après un article de presse qui le disait sur la sellette.

Selon le site La Tribune.fr, qui cite des sources internes, le président du directoire Philippe Varin serait sur la sellette car la famille Peugeot, principal actionnaire de PSA, n'est pas satisfaite de ses résultats à la tête du groupe.

La Tribune.fr ajoute que l'alliance conclue avec l'américain General Motors ne suscite pas l'unanimité au sein des actionnaires de la famille Peugeot, qui n'est pas non plus satisfaite de l'équipe dirigeante de PSA.

"A la suite de rumeurs parues ce jour dans la presse, le conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën tient à exprimer son soutien à Philippe Varin et au directoire, ainsi qu'à la stratégie menée actuellement", peut-on lire dans un bref communiqué diffusé par PSA.

De son côté, un porte-parole de General Motors avait auparavant déclaré : "Nous nous sommes attelés à mettre en place les fondations d'une alliance pour le long terme qui aider les deux entreprises à réaliser de réelles synergies."

"Nous voyons un énorme potentiel dans les achats et la logistique, et sommes satisfaits de la manière dont les équipes avancent actuellement", avait-il ajouté.

GM est désormais le deuxième actionnaire de PSA, dont il détient 7%, derrière la famille Peugeot qui contrôle 25,2% du capital.

En Bourse, l'action PSA a clôturé mercredi en tête de l'indice CAC 40 avec un gain de 6,54% à 8,213 euros, portée par l'annonce du lancement sous la marque Citroën de deux voitures à moindre coût destinées aux pays émergents.

Le titre a perdu 22% de sa valeur depuis le début de l'année alors que l'indice du secteur européen de l'automobile a pris 10% dans le même temps.

EN POSTE DEPUIS TROIS ANS

Philippe Varin a pris la tête de PSA en juin 2009, avec pour mission de poursuivre l'internationalisation et la montée en gamme des deux marques du groupe, Peugeot et Citroën.

Mais après une année et demie de ventes solides, soutenues par la prime à la casse et le succès de modèles comme le Peugeot 3008 et la ligne Citroën DS, PSA a été ébranlé par un effondrement de ses ventes en Europe fin 2011, notamment en Espagne.

La direction a alors été contrainte de geler plusieurs investissements, de lancer de nouvelles réductions de coûts et de s'allier à GM pour pouvoir poursuivre le développement du groupe à l'international.

Philippe Varin a remanié en janvier le management du groupe dans le sillage des difficultés financières de sa division automobile. Jean-Marc Gales, qui mettait en musique la nouvelle stratégie de PSA, a quitté l'entreprise "pour des raisons personnelles" et a été remplacé à la direction des marques par le directeur financier Frédéric Saint-Geours.

Selon les derniers chiffres de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (Acea), les immatriculations de PSA ont plongé de 19,5% en mai dans l'Union européenne, dans un marché lui-même en repli de 8,7%.

Philippe Varin, venu du groupe de sidérurgie Corus, avait succédé à Christian Streiff, victime d'un accident vasculaire cérébral en 2008 et limogé en pleine crise automobile en 2009, deux ans seulement après son arrivée à la tête du groupe.

Ces turbulences contrastent avec deux grandes ères vécues précédemment par le groupe. Jacques Calvet, président du directoire pendant 13 ans, de 1984 à 1997, a été l'artisan du redressement du constructeur dans les années 1980. La décennie Jean-Martin Folz qui a suivi, de 1997 à 2007, a été marquée par la mutualisation des plates-formes de véhicules entre les marques Peugeot et Citroën.

Gilles Guillaume, avec Bernie Woodall à Detroit, édité par Dominique Rodriguez

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  • paumont1 le mercredi 20 juin 2012 à 19:21

    après avoir pris le virage de l'hybride en retard, avoir repris les véhicules électriques en externe(mitsubishi) et s'être obstiné dans le développement du tout diesel avec ses conséquences plus que fâcheuses sur la santé humaine, on peut donner un e bonne note à ce gestionnaire hors pair... regardez ses ventes ces derniers mois!!!