Le Conseil de sécurité s'entend sur une résolution sur la Syrie

le , mis à jour à 22:36
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 (Actualisé avec accord au Conseil de sécurité, Obama) 
    par Michelle Nichols et John Irish 
    NATIONS UNIES, 18 décembre (Reuters) - Alors qu'une nouvelle 
réunion internationale sur la Syrie s'est ouverte ce vendredi à 
New York, les cinq membres permanents     du Conseil de sécurité 
des Nations unies sont tombés d'accord sur un projet de 
résolution prévoyant notamment un cessez-le-feu et la mise en 
place d'un gouvernement de transition en Syrie, a-t-on appris de 
sources diplomatiques. 
    Le texte, qui a fait l'objet d'intenses tractations, devrait 
être adopté d'ici la fin de la journée de vendredi, a-t-on 
ajouté de mêmes sources. 
    Le projet de résolution de quatre pages, que Reuters a pu se 
procurer, demande à l'Onu de préparer un mécanisme de 
supervision du cessez-le-feu dans un délai d'un mois après 
l'adoption du texte par le Conseil de sécurité, et d'organiser 
début janvier des négociations formelles entre le gouvernement 
de Damas et l'opposition. 
    Le cessez-le-feu pourra entrer en vigueur "dès que les 
représentants du gouvernement syrien et de l'opposition auront 
fait les premiers pas en direction d'une transition politique 
sous l'égide de l'Onu", dit le texte. 
    Le projet de résolution prévoit par la suite la mise en 
place d'un gouvernement de transition et l'organisation 
d'élections, précisant qu'il revient au peuple syrien "de 
décider de l'avenir de la Syrie" -- un point sur lequel la 
Russie a insisté face aux pays occidentaux et arabes qui 
demandent le départ de Bachar al Assad dès le début du processus 
de transition. 
    Parallèlement aux tractations à l'Onu, les pays du Groupe de 
soutien international à la Syrie (ISSG) ont engagé une nouvelle 
réunion, la troisième depuis le lancement fin octobre de cette 
initiative diplomatique qui intègre l'Iran pour la première fois 
depuis le début du conflit syrien, en mars 2011. 
    Les chefs de la diplomatie des 17 pays qui le composent, 
dont la Russie, les Etats-Unis, la France, la Turquie, l'Arabie 
saoudite et, donc, l'Iran, se sont retrouvés vendredi au Palace 
Hotel de New York. 
    Ils doivent affiner la feuille de route pour la paix en 
Syrie qu'ils ont définie lors des deux premières conférences 
internationales, les 30 octobre et 14 novembre derniers à 
Vienne, et que la résolution du Conseil de sécurité va venir 
appuyer. 
     
    LE SORT D'ASSAD EN SUSPENS  
    La feuille de route prévoit le lancement en janvier de 
négociations entre Damas et l'opposition syrienne pour la 
constitution d'un gouvernement d'union nationale et 
d'éventuelles élections, ainsi qu'un cessez-le-feu dans toute la 
Syrie, qui ne s'appliquerait pas à l'Etat islamique, au Front al 
Nosra et à d'autres groupes armés.  
    Le chef de la diplomatie allemande Frank-Walter Steinmeier a 
déclaré que l'un des objectifs de la réunion de New York était 
de clarifier le calendrier des négociations entre le 
gouvernement et l'opposition. 
    Parmi les autres sujets à l'ordre du jour figurent la 
création du mécanisme de surveillance d'un futur cessez-le-feu 
et la composition de l'équipe de négociateurs qui représentera 
l'opposition syrienne aux pourparlers. 
    Une conférence réunissant des opposants syriens la semaine 
dernière en Arabie saoudite a abouti à la désignation d'un 
"secrétariat" de 34 membres qui s'est lui-même choisi comme 
coordinateur en vue des négociations l'ancien Premier ministre 
Riad Hidjab. 
    Ce dernier a déclaré vendredi que l'opposition n'accepterait 
pas que Bachar al Assad reste au pouvoir pendant la phase de 
transition. "Nous irons à ces négociations sur ce principe, nous 
n'engagerons pas de discussions sur autre chose. Il n'y aura pas 
de concessions", a-t-il dit à la presse.   
    Lors de sa conférence de presse de fin d'année, Barack Obama 
a répété lui aussi vendredi que la Syrie ne pourrait retrouver 
la stabilité tant que Bachar al Assad serait au pouvoir. 
    "Je pense qu'Assad devra partir pour que le pays arrête de 
faire couler le sang et que toutes les parties puissent avancer 
sur la voie d'une solution non confessionnelle. Il a perdu toute 
légitimité", a dit le président américain, tout en admettant que 
les intérêts de Moscou et Téhéran, principaux soutiens du 
président syrien, devaient être "garantis".  ID:nL8N14744X  
    De sources diplomatiques, on indique que la Russie a fait 
savoir qu'elle ne s'opposerait pas à un éventuel départ du chef 
de l'Etat syrien à la fin de cette période de transition, même 
si elle ne l'admettra pas publiquement.    
 
 (avec Sabine Diebold et Arshad Mohammed à New York et Nael 
Shyoukhi à Ryad; Jean-Stéphane Brosse et Tangi Salaün pour le 
service français) 
 
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