Le Conseil de sécurité condamne l'essai nucléaire nord-coréen

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    NATIONS UNIES, 6 janvier (Reuters) - Le Conseil de sécurité 
des Nations unies a condamné mercredi à l'unanimité l'essai 
nucléaire auquel la Corée du Nord dit avoir procédé et va se 
mettre au travail sans délai pour prendre des "mesures" en 
conséquence, a annoncé mercredi l'ambassadeur uruguayen à l'Onu, 
Elbio Rosselli, président en exercice du Conseil.  
    "Les membres du Conseil (...) ont rappelé qu'ils avaient 
auparavant exprimé leur détermination à prendre de nouvelles 
mesures en cas de nouvel essai nucléaire de la RPDC (République 
populaire démocratique de Corée)", a-t-il déclaré.  
    "Conformément à cet engagement et à la gravité de cette 
violation, les membres du Conseil de sécurité vont commencer 
immédiatement à travailler à de telles mesures", a ajouté le 
diplomate, parlant "d'une atteinte flagrante aux résolutions du 
Conseil de sécurité".  
    Pyongyang a annoncé avoir mené mercredi avec succès un 
premier essai de bombe à hydrogène, plus puissante que la bombe 
A, mais l'affirmation laisse sceptiques la Maison blanche et de 
nombreux experts. La réalité de l'essai nucléaire, attestée par 
un séisme, ne paraît en revanche guère contestée.  
    Le Conseil de sécurité de l'Onu s'est réuni à la demande des 
Etats-Unis, du Japon et de la Corée du Sud.  
    "Nous entendons oeuvrer avec d'autres pays pour qu'une 
résolution au contenu ferme puisse être adoptée par le Conseil 
de sécurité de l'Onu aussi vite que possible", a déclaré le 
ministre japonais des Affaires étrangères, Fumio Kishida. 
    Le Japon est membre du Conseil pour deux ans.  
    Le représentant permanent de la Russie auprès de l'Onu, 
Vitali Tchourkine, a toutefois recommandé que chacun garde "la 
tête froide" et qu'une réponse "proportionnée" soit adressée à 
Pyongyang.  
    Si l'essai nucléaire est confirmé, les Etats-Unis, les 
membres européens du Conseil et le Japon chercheront à étendre 
les sanctions contre la Corée du Nord, disent les diplomates 
occidentaux.  
    La Corée du Nord fait l'objet de sanctions du Conseil de 
sécurité des Nations Unies depuis 2006, année de son premier 
essai nucléaire. Celui de mercredi serait le quatrième. 
    La liste noire des Nations unies comprend 20 entités et 12 
individus soumis à un gel des avoirs et/ou une interdiction de 
déplacement. L'Onu interdit également à tous les pays de vendre 
à la Corée du Nord des biens de luxe et des technologies liées 
aux missiles ou au nucléaire.  
    Selon un diplomate occidental, la liste des sanctions 
pourrait être élargie aux représentants étrangers de 
l'organisation nord-coréenne chargée d'administrer les activités 
nucléaires ou à des personnes liées à des sociétés 
d'importation. 
    "Tout cela dépendra de l'appétit du Conseil, en particulier 
de la position chinoise", ajoute-t-il. "Il y a la possibilité 
d'inscrire davantage d'individus, de courtiers, 
d'intermédiaires, d'élargir le cercle des personnes sur cette 
liste." 
     
 
 (Louis Charbonneau, Michelle Nichols; Jean-Philippe Lefief et 
Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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