Le conseil de PSA soutient les négociations avec Dongfeng

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LE CONSEIL DE SURVEILLANCE DE PSA SOUTIENT LES DISCUSSIONS AVEC DONGFENG
LE CONSEIL DE SURVEILLANCE DE PSA SOUTIENT LES DISCUSSIONS AVEC DONGFENG

PARIS (Reuters) - Le conseil de surveillance de PSA Peugeot Citroën a apporté tout son soutien jeudi à la poursuite des négociations avec le chinois Dongfeng effectuant ainsi une mise au point après les réticences affichées par Thierry Peugeot.

Le conseil, qui s'est réuni mercredi après-midi, réaffirme ainsi l'orientation stratégique choisie par le groupe depuis plusieurs mois malgré l'opposition du président du groupe automobile.

"Le conseil a exprimé son plein soutien au projet présenté par le directoire et a autorisé celui-ci à poursuivre les négociations en vue d'une approbation par le conseil le 18 février", indique le constructeur automobile dans un communiqué.

Thierry Peugeot avait écrit fin janvier à son cousin Robert, président de la holding familiale FFP, pour lui signifier son opposition face à la tournure des négociations avec Dongfeng et l'Etat français qui lui font craindre une "stratégie de désengagement".

Malgré les réserves de Thierry Peugeot, pour qui un simple appel au marché permettrait de limiter les prises de participation de Dongfeng et de l'Etat français, les conseils d'administration d'Etablissements Peugeot Frères et de FFP ont déjà voté en faveur d'un scénario prévoyant l'arrivée des deux nouveaux actionnaires à parité avec la famille fondatrice.

La FFP a elle aussi confirmé, jeudi, son soutien au projet d'augmentation de capital et de partenariat industriel avec Dongfeng.

La plupart des négociateurs de Peugeot s'apprêtent à s'envoler vers la Chine pour la dernière ligne droite des discussions, a-t-on appris de sources proches du dossier.

Il sera question du prix de l'augmentation de capital de trois milliards d'euros -l'hypothèse actuelle pour la partie réservée est fixée à 7,5 euros par action- et de la gouvernance future.

Il pourrait s'agir d'un conseil de surveillance composé de 22 membres, contre 15 actuellement, afin de respecter le nouvel équilibre: trois représentants de Dongfeng, trois représentants de l'Etat français et trois représentants de la famille Peugeot -contre quatre actuellement.

S'ajouteraient dix administrateurs indépendants (contre huit actuellement), dont le nouveau président du conseil de surveillance et trois représentants des salariés (contre deux).

L'Etat français figure actuellement indirectement au conseil de PSA par le bais de Louis Gallois, "administrateur indépendant en lien avec l'Etat".

Une fois les négociateurs rentrés de Chine, le conseil de surveillance se réunira le 18 février, avant l'annonce des résultats financiers de PSA, des grandes lignes de l'augmentation de capital et du nouveau tour de table qui en résultera.

Gilles Guillaume, Sophie Sassard, Laurence Frost et Pascale Denis, édité par Véronique Tison

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