Le Conseil de Paris approuve la réforme des rythmes scolaires

le
0
LE CONSEIL DE PARIS APPROUVE LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES
LE CONSEIL DE PARIS APPROUVE LA RÉFORME DES RYTHMES SCOLAIRES

PARIS (Reuters) - Entre un tiers et la moitié des enseignants du premier degré opposés à la réforme des rythmes scolaires, approuvée lundi par le Conseil de Paris, ont fait grève le même jour dans la capitale, un chiffre en baisse par rapport au mois dernier.

Le taux de participation à la grève était de 34,50%, contre 62,29% le 12 février, selon le ministère de l'Education nationale.

Le Snuipp-FSU Paris, qui conduit le mouvement avec les syndicats Snudi-FO, SE-Unsa, SUD-Éducation, CGT-Éduc'Action, notamment, a annoncé pour sa part 55% de professeurs des écoles grévistes, avec plus de 90 écoles fermées.

Après plusieurs mois de contestation, le Conseil de Paris a approuvé l'application dès la rentrée 2013 de la réforme des rythmes scolaires dans les 662 écoles maternelles et élémentaires de la capitale.

Les élus parisiens ont voté favorablement le texte que leur soumettait l'exécutif, avec 94 voix pour et 69 contre.

La réforme implique, à partir de septembre 2013, le retour de la semaine de quatre jours et demi, avec des activités périscolaires les mardi et vendredi de 15h à 16h30.

"Cette réforme peut être un progrès pour tous. Et parce qu'un progrès différé est un progrès en danger, je souhaite que nous la conduisions ensemble dès la rentrée prochaine", avait déclaré le maire PS Bertrand Delanoë avant le scrutin.

L'UMP, l'UDI et le Front de gauche ont voté contre la mise en oeuvre de la réforme dès septembre 2013.

"Je trouve que le maire de Paris met la charrue avant les boeufs", a dénoncé la conseillère UMP de Paris, Françoise de Panafieu. "Il a toujours dit qu'il basait sa politique sur la concertation, je pense qu'il fallait voir avec la population avant ce qu'elle souhaitait, bien se donner le temps de l'explication et ensuite peut-être mettre cette réforme en route."

PROJET BÂCLÉ

Les opposants au projet affirment de leur côté qu'ils n'en resteront pas là.

Les syndicats parisiens "ne s'inclineront pas devant le coup de force du maire, ils continueront à agir avec détermination dans l'unité pour l'abandon du plan Delanoë et l'abrogation du décret Peillon", indique un communiqué le SE-Unsa Paris.

"La grande majorité des villes françaises choisissent de ne pas appliquer la réforme des rythmes scolaires dès septembre 2013 pour prendre, selon elles, le temps de travailler à un projet ambitieux", écrit pour sa part le Snuipp-FSU.

"Le maire de Paris ne semble pas partager la même ambition pour l'école et préfère imposer un projet bâclé", ajoute-t-il dans un communiqué.

Les syndicats dénoncent un nombre insuffisant d'animateurs formés avant septembre pour gérer les activités périscolaires et redoutent des inégalités croissantes entre les écoles concernant ces activités.

Le calendrier de la réforme des rythmes scolaires divise fortement les grandes villes dont la plupart, à l'image de Lyon, de Bordeaux ou de Lille, ont décidé d'attendre septembre 2014. Le ministre de l'Education Vincent Peillon espère qu'au moins un élève sur deux passera aux quatre jours et demi dès cette année.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant