Le Conseil de l'Europe renonce à sanctionner Ankara

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    STRASBOURG, 22 juin (Reuters) - L'Assemblée parlementaire du 
Conseil de l'Europe a dénoncé mercredi les violations des droits 
de l'Homme et de l'Etat de droit en Turquie, jugées contraires 
aux principes de l'organisation, tout en renonçant à sanctionner 
Ankara. 
    Une proposition d'ouverture d'une procédure de suivi 
(monitoring), une mesure symbolique mais politiquement 
significative consistant à placer l'Etat membre sous 
surveillance, a été retirée par ses auteurs peu avant le vote 
d'une résolution, dans un esprit de "compromis". 
    Le texte, adopté par 96 voix contre 24 et dix abstentions, 
est cependant particulièrement sévère vis-à-vis d'Ankara et du 
gouvernement du président Recep Tayyip Erdogan. 
    "L'évolution récente de la situation concernant la liberté 
des médias et la liberté d'expression, l'érosion de l'Etat de 
droit et les violations alléguées des droits de l'Homme liées 
aux opérations de sécurité antiterroristes menées dans le 
sud-est de la Turquie menacent le fonctionnement des 
institutions démocratiques de ce pays", affirment les 
parlementaires. 
    Ils dénoncent tant les arrestations de journalistes et 
d'universitaires sous couvert de loi antiterroriste que les 
menaces qui pèsent sur l'immunité des parlementaires turcs ou 
les conséquences, dont un exode massif de la population, des 
opérations anti-terroristes contre les séparatistes kurdes. 
    Le gouvernement turc est resté sourd, jusqu'à présent, aux 
inquiétudes et critiques exprimées quant à ses écarts croissants 
vis-à-vis des règles démocratiques, par différents organes du 
Conseil de l'Europe, Secrétariat général, Commission de Venise 
ou Commissaire aux droits de l'Homme. 
 
 (Gilbert Reilhac, édité par Sophie Louet) 
 
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  • M2931816 il y a 9 mois

    Encore un "machin" qui ne sert à rien !