Le Conseil d'Etat accède à une demande d'insémination post-mortem

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    PARIS, 31 mai (Reuters) - Le Conseil d'Etat a ordonné mardi 
le transfert vers l'Espagne de gamètes du mari défunt d'une 
Espagnole qui souhaitait procéder dans son pays à une 
insémination post-mortem. 
    La jeune veuve, Mariana Gomez-Turri, contestait devant la 
juridiction le refus de l'administration française d'exporter 
vers l'Espagne les gamètes de son époux, un Italien mort en 
juillet 2015, à l'âge de 30 ans, des suites d'un cancer du 
système lymphatique.  
    Quand le jeune homme est tombé malade, le couple vivait à 
Paris. L'homme avait pu faire congeler ses gamètes avant de 
commencer une chimiothérapie, qui risquait de le rendre stérile. 
    La requête de la veuve est légale en Espagne mais interdite 
en France, où l'aide médicale à la procréation est réservée aux 
couples en âge de procréer touchés par la stérilité. 
    Dans un communiqué, le Conseil d'Etat juge l'interdiction 
française conforme à la Convention européenne des droits de 
l'Homme. 
    Mais il estime que, "dans la situation très particulière de 
l'intéressée et de son mari défunt, que la maladie avait empêché 
de mener à bien leur projet d'avoir un enfant", l'application de 
la loi française "entraînerait des conséquences manifestement 
disproportionnées".  
 
 (Gérard Bon, édité par Sophie Louet) 
 
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