Le conseil d'EDF approuve au forceps le projet Hinkley Point-sce

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 (Actualisé avec contexte, réaction de Greenpeace) 
    par Benjamin Mallet et Geert De Clercq 
    PARIS, 28 juillet (Reuters) - Le conseil d'administration 
d'EDF  EDF.PA  a donné son feu vert jeudi au lancement du projet 
de construction de deux réacteurs nucléaires EPR en Angleterre, 
à Hinkley Point, pour 18 milliards de livres (21,4 milliards 
d'euros environ), a-t-on appris de  source au fait de la 
décision. 
    Selon cette source, dix administrateurs ont voté en faveur 
du projet et sept contre, parmi lesquels les six représentants 
des salariés et Laurence Parisot, ancienne présidente du Medef 
et candidate à la présidence d'EDF en 2014. 
    EDF n'a pas commenté ces informations dans l'immédiat.      
    Plus tôt dans la journée, un autre administrateur, Gérard 
Magnin, avait démissionné en exprimant son désaccord avec une 
stratégie qu'il juge de plus en plus centrée sur le nucléaire et 
en soulignant les risques liés à Hinkley Point.   
    Le feu vert d'EDF intervient après des mois d'opposition des 
syndicats CGT, CFE-CGC et FO, qui voulaient un report du projet 
en faisant valoir qu'il mettrait en péril les finances de 
l'entreprise et que celle-ci devait attendre le retour 
d'expérience des EPR en construction en France (Flamanville) et 
en Chine (Taishan). 
    "Ce choix mène l'entreprise tout droit vers la faillite et 
conduira à un sous-investissement dans la sûreté nucléaire pour 
le parc français", a estimé Greenpeace France dans un 
communiqué. 
    Contrairement à son souhait initial, EDF a dû se résoudre en 
2015 à consolider par intégration globale son investissement 
dans Hinkley Point, ce qui a débouché en mars dernier sur une 
crise au sein de la direction et sur la démission du directeur 
financier de l'époque, Thomas Piquemal.   et 
  
    En vertu d'accords annoncés en octobre, EDF détiendra 66,5% 
du projet et son partenaire chinois CGN en prendra 33,5%. 
  et   
    Cet investissement, ainsi que de lourdes dépenses pour 
rénover le parc nucléaire français ou encore racheter l'activité 
réacteurs d'Areva  AREVA.PA , vont contraindre l'électricien à 
lancer une augmentation de capital de quatre milliards d'euros 
auquel l'Etat français s'est engagé à participer à hauteur de 
trois milliards.              
    EDF bénéficiera à Hinkley Point d'un tarif garanti de 92,5 
livres par mégawatt/heure pendant 35 ans, le mécanisme envisagé 
("contract for difference") prévoyant qu'il recevra un paiement 
complémentaire lorsque le prix de marché sera inférieur au tarif 
et qu'il devra rembourser un trop-perçu lorsque le prix du 
marché dépassera ce tarif. 
    La nouvelle centrale nucléaire d'Hinkley Point, la première 
qui sera mise en chantier en Europe depuis la catastrophe de 
Fukushima en 2011 et la première en Grande-Bretagne depuis 1995, 
devrait produire suffisamment d'électricité pour plus de cinq 
millions de foyers. 
    Le planning opérationnel prévoit la mise en service du 
premier réacteur 115 mois après la décision finale 
d'investissement, soit en 2026 alors qu'EDF évoquait la date de 
2025 en octobre dernier. 
    Le comité central d'entreprise (CCE) d'EDF a engagé deux 
procédures en référé devant le tribunal de grande instance de 
Paris, afin d'obtenir des documents qu'il jugeait nécessaires 
pour rendre son avis sur Hinkley Point et la suspension des 
décision du conseil sur le projet.     
    Des audiences sont prévues le 2 août et le 22 septembre. 
   
 
 (Edité par Jean-Michel Bélot) 
 

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