Le Congrès pourrait repousser à 2013 le "mur budgétaire"

le
1
LE CONGRÈS AMÉRICAIN POURRAIT REPOUSSER À 2013 LE "MUR BUDGÉTAIRE"
LE CONGRÈS AMÉRICAIN POURRAIT REPOUSSER À 2013 LE "MUR BUDGÉTAIRE"

WASHINGTON (Reuters) - Doucement mais sûrement, le Congrès américain est peut-être en train de parvenir à un consensus permettant au pays d'éviter de foncer dans le "mur budgétaire" qui se dressera devant lui le 31 décembre, tout simplement en repoussant les échéances des plus importantes décisions budgétaires et fiscales.

Ce "mur" fait référence à la coïncidence, à la toute fin de l'année 2012, de l'expiration de programmes de baisses d'impôts temporaires de l'ère Bush, représentant des centaines de milliards de dollars, et de la mise en oeuvre de 109 milliards de baisses des dépenses publiques.

Selon le Congressional Budget Office (CBO), organisme non partisan du Congrès chargé d'analyser des données budgétaires et fiscales, ce scénario pourrait faire retomber les Etats-Unis en récession.

Cette dangereuse échéance de la fin de l'année a été créée par l'accord trouvé le 31 juillet 2011 sur le relèvement du plafond de la dette fédérale. Cet accord entraîne à partir de 2013 le déclenchement d'un mécanisme de réductions de 1.200 milliards de dollars de dépenses.

Ces dernières semaines, des élus de tous bords ont laissé entendre que la session parlementaire qui suivra l'élection présidentielle du 6 novembre pourrait créer les conditions d'une nouvelle donne.

Dans le meilleur des cas, la première tranche automatique de baisse des dépenses, de 109 milliards de dollars, ne serait finalement pas déclenchée et remplacée par des mesures de moindre ampleur de réduction des déficits.

Ensuite le Congrès arriverait à se mettre d'accord sur une nouvelle échéance - le 31 mars, voire le 30 juin - pour définir un nouveau programme de réduction de déficits de 4.000 milliards de dollars étalé sur 10 ans.

Tout l'exercice consisterait à trouver la manière de résorber sur le long terme les déficits des Etats-Unis sans le couperet que représente la combinaison d'une baisse des dépenses et d'une hausse des impôts tel qu'il se profile si rien ne change.

Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale, a dramatisé les choses en disant à plusieurs reprises que les outils de la Fed "n'étaient pas en mesure de contrer les effets d'une choc budgétaire de grande ampleur".

Richard Cowan, Benoit Van Overstraeten pour le service français

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • lelis le samedi 22 sept 2012 à 00:06

    Et voilà... La crise américaine est "terminée", les amis... Up up up !

Partenaires Taux