Le conflit s?enlise dans l?aluminerie québécoise de Rio Tinto

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Près de quatre mois après son déclenchement, le conflit social dans l'aluminerie d'Alma, au sud du Québec, n'est pas résolu.

Le 30 décembre dernier, l'exploitant anglo-australien Rio Tinto avait décrété un lock-out sur 780 employés, qui ne peuvent toujours pas accéder au site.

A l'origine, le Syndicat des métallos dénonçait "le remplacement de travailleurs régulier par des sous-traitants au salaire deux fois inférieur". Depuis le début de l'année, aucune évolution notable des négociations n'a été signalée, alors qu'une une marche de soutien aux travailleurs a réuni 8.000 personnes, selon les organisateurs, le 31 mars.

L'absence de ces salariés a impacté les opérations, puisque Rio Tinto a annoncé le 17 avril que sa production d'aluminium globale était en baisse de 9% au premier semestre 2012. Ce repli pourrait toutefois arranger la compagnie qui fait face, comme les autres industriels du secteur, à des problèmes de surcapacité. Des réductions de production ont déjà été annoncées et quatre sites européens pourraient être vendus prochainement.

Pour protester contre la direction de Rio Tinto, le Syndicat des métallos a demandé au Comité international olympique (CIO), à trois mois des Jeux Olympiques de Londres, de cesser son contrat avec la multinationale, qui doit fournir les médailles.

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