Le conflit libyen met à rude épreuve la diplomatie européenne

le
0
L'UE a du mal à se doter d'une politique étrangère crédible. Les pays membres restent trop attachés à leurs intérêts.

Sur le papier, la recette d'une bonne diplomatie européenne semblait aussi simple qu'une fiche cuisine: une solide moitié des compétences venues de la Commission, un petit tiers apporté par les vingt-sept capitales et le reste fourni par le Conseil, émanation collective des États à Bruxelles.

Cinq mois plus tard, la mayonnaise tarde à prendre, la voix de l'Europe est cacophonique ou inaudible, le Service européen d'action extérieure (SEA) revient sur le gril, avec ses 5000 diplomates, experts et militaires. Les ministres des Affaires étrangères se retrouvent lundi pour faire le point et, officiellement, «améliorer ce qui doit l'être». L'Autriche, la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas annoncent des contributions. En privé, bon nombre de capitales s'impatientent et quelques vérités peu amènes pourraient jaillir du rendez-vous.

L'affaire libyenne, en dressant Berlin contre Paris et Londres, a confirmé qu'il ne suffit pas de mélanger les équipes pour doter l'UE

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant