Le conflit entre syndicats et direction s'aggrave chez Volkswagen

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    BERLIN, 7 avril (Reuters) - Le conflit entre les puissants 
représentants du personnel de Volkswagen  VOWG_p.DE  et Herbert 
Diess, le patron de la marque éponyme du groupe automobile 
allemand, semble avoir franchi un nouveau palier alors que le 
constructeur peine à tourner la page du scandale des émissions 
polluantes de ses véhicules diesel. 
    Dans une lettre au personnel datée du 5 avril, les 
dirigeants syndicaux accusent Herbert Diess de trahir les 
salariés et de se servir du scandale comme prétexte pour tenter 
de réduire les effectifs. 
    "Nous ne cachons pas que nous constatons actuellement un 
grave problème de confiance entre la direction de la marque et 
le comité d'entreprise", écrit Bernd Osterloh, président des 
comités d'entreprise aussi bien du groupe que de la marque 
Volkswagen, dans cette lettre cosignée par les autres dirigeants 
syndicaux. 
    "Nous avons l'impression qu'il y a une tentative de profiter 
sournoisement du scandale des moteurs diesel pour procéder à des 
réductions de personnel qui, il y a quelques mois, n'étaient pas 
un sujet." 
    Bernd Osterloh et Herbert Diess se sont régulièrement 
affrontés sur les mesures d'économie défendues par ce dernier 
depuis l'arrivée de l'ancien dirigeant de BMW à la tête de la 
marque Volkswagen en juillet dernier. 
    Des sources au sein du groupe ont déclaré le mois dernier 
que le constructeur allemand envisageait de supprimer environ 
3.000 emplois dans les bureaux en Allemagne d'ici fin 2017 pour 
faire face aux coûts liés au scandale des émissions polluantes. 
Volkswagen envisagerait aussi de supprimer des centaines de 
postes en CDD ou en intérim. 
    Bernd Osterloh a réclamé des discussions avec les dirigeants 
de la marque VW sur l'avenir des usines en Allemagne pour fixer 
des objectifs de production et d'investissement. 
    Le directeur des ressources humaines, Karlheinz Blessing, a 
accepté cette requête alors que des négociations salariales 
doivent s'ouvrir ce mois-ci avec les dirigeants syndicaux, qui 
réclament une revalorisation de 5% pour 120.000 salariés. 
    "La préservation des usines est aussi dans l'intérêt de la 
direction", écrit Karlheinz Blessing dans un courriel. 
 
 (Andreas Cremer; Bertrand Boucey pour le service français, 
édité par Wilfrid Exbrayat) 
 

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