Le commissaire Neyret, la cocaïne et les faux passeports

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Le commissaire Michel Neyret, révoqué par Manuel Valls, en septembre 2012.
Le commissaire Michel Neyret, révoqué par Manuel Valls, en septembre 2012.

Ce trafic de drogue a tout d'un bon polar. Il est d'abord d'une ampleur exceptionnelle. Cent onze kilos de cocaïne saisis par les inspecteurs en novembre 2010 dans un appartement de Neuilly-sur-Seine appartenant à une princesse saoudienne. Une marchandise vraisemblablement importée du Venezuela. La valeur de la coke vendue au détail ? Environ 25 millions d'euros, selon la procureur. Au fil de leurs écoutes et de leurs filatures, les policiers avaient réussi à identifier une équipe organisée aux méthodes parfaitement huilées. Huit personnes sont ainsi jugées cette semaine par le tribunal de grande instance de Paris pour trafic de stupéfiants, association de malfaiteurs et non-justification de ressources. Deux d'entre elles ne comparaissent pas : les deux cerveaux de l'opération.Il y a Gilles Tepie, surnommé "le renoi", organisateur présumé du trafic, selon les écoutes, condamné au Venezuela à 16 ans de prison pour une affaire similaire. Et le sulfureux Yannick Dacheville, riche expatrié français, qui a bâti sa fortune sur des fraudes à la taxe carbone. Pour les enquêteurs comme pour le juge d'instruction, il est celui qui a "financé le trafic". L'homme partage son temps entre les États-Unis, le Panama et les Émirats arabes réunis sans que ni Interpol ni les policiers soient parvenus à l'inquiéter. La faute à des relations haut placées. Un prévenu en témoigne.L'affaire qui a fait tomber Michel NeyretLundi après-midi devant la...

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