Le commerce de l'ivoire divise les pays africains

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Le Zimbabwe et la Namibie ne pourront pas plus vendre à l'étranger leur ivoire confisqué lors de saisies ou prélevé sur des carcasses pour financer des programmes de protection.
Le Zimbabwe et la Namibie ne pourront pas plus vendre à l'étranger leur ivoire confisqué lors de saisies ou prélevé sur des carcasses pour financer des programmes de protection.

La Namibie et le Zimbabwe se sont vu interdire d’écouler leurs réserves de défenses confisquées ou prélevées sur des éléphants morts.

Le Zimbabwe et la Namibie ne pourront pas vendre à l’étranger leur ivoire confisqué lors de saisies ou prélevé sur des carcasses pour financer des programmes de protection. Leur requête a été rejetée, lundi 3 octobre, par les pays réunis à Johannesburg pour la Convention internationale sur le commerce d’espèces sauvages menacées d’extinction (Cites).

La question du commerce de l’ivoire et des moyens de lutte contre le braconnage divise prodondément les pays africains. Le continent est impuissant à freiner le trafic en direction de l’Asie. L’Afrique ne compte plus qu’environ 415 000 pachydermes, soit 111 000 de moins qu’il y a une décennie, selon un rapport publié le 25 septembre par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Le commerce de l’ivoire est interdit depuis 1989, mais, en 1997 et 2000, la Cites avaient autorisé à titre exceptionnel le Botswana, la Namibie, l’Afrique du Sud et le Zimbabwe à vendre leurs stocks de défenses en Chine et au Japon.

« On ne peut plus attendre » Cette fois, le Botswana, qui abrite le plus grand nombre d’éléphants sur le continent (35 %), s’est rangé à l’avis des nations de l’est et du centre du continent, dont les populations ont été décimées par le trafic. « Dans le passé, nous avons toujours soutenu des ventes occasionnelles d’ivoire, mais c’est fini car cela ne fait en réalité qu’alimenter la demande, a justifié le ministre botswanais de la vie sauvage, et frère du président, Tshekedi Khama. Les trafiquants com...

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