Le commerce a marqué le pas en 2012

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Selon une étude de l'Insee, 2012 a été une mauvaise année pour le commerce. La réparation automobile a été la plus touchée; seuls la parfumerie, la pharmacie ou l'équipement téléphonique et informatique tirent leur épingle du jeu.

Après deux année plutôt correctes, le commerce a marqué le pas en 2012 selon une étude annuelle de l'Insee. La faute à la baisse de la demande aussi bien des entreprises que des ménages. Les activités liées à l'automobile ont connu le plus fort recul avec une chute de 7,5% des ventes en volume (et de 5,6% en valeur). Normal, avec des immatriculations au plus bas depuis 2007. L'entretien et la réparation, quant à eux, font à peine mieux: -2,4% pour les voitures et -4% pour les motos.

Dans l'ensemble, le commerce alimentaire recule de 0,8% en volume même s'il progresse en valeur, soutenu par la hausse du prix des matières premières. Sur ce marché de l'alimentation, le seul secteur dynamique en 2012 concernait les magasins de produits surgelés (+1,2% en volume). Les magasins d'alimentation spécialisés sont le plus à la peine (-1,8%) tandis que les hypermarchés limitent la baisse à 0,4%.

En fait, c'est le commerce non-alimentaire qui progresse de 1% et permet de maintenir l'activité globale du commerce à un niveau stable (+0,1%). Mais, note l'étude de l'Insee ,«exception faite de la crise de 2009, c'est la plus faible hausse de ces dix dernières années».

Recul des créations d'entreprises

En détail, la maroquinerie et la parfumerie/produits de beauté progressent le plus (respectivement +7,8% et +3,4%), soutenus par la forte demande des touristes étrangers pour ces produits. Les équipements de l'information et de la communication progressent également de 3,4%, mais cette hausse est trois fois moindre qu'en 2011 selon l'Insee. Le secteur de l'habillement/chaussure se redresse légèrement (+1,1%) après quatre ans de quasi stagnation. Quant aux produits en recul, on relève notamment les biens culturels et de loisirs (CD, DVD, livres...) qui perdent 0,6% tandis que les ventes de carburants perdent encore 1% en volume.

Dans ce contexte peu porteur, l'emploi et la création d'entreprises reculent également dans ce secteur. Le commerce de détail a ainsi perdu 6200 emplois salariés en 2012 tout comme le commerce de gros. Une chute qui s'accentue encore dans la réparation automobile en recul depuis 2003 et qui perd encore 7600 emplois. Quant aux créations d'entreprises elles reculent de 2,7% (à 114.600) alors que les défaillances progressent de 1,5%. Malheureusement, 2013 ne semble pas en mesure d'inverser la tendance pour l'instant.

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