Le comité de Bâle évoque des "planchers" de capitaux propres

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LONDRES, 25 septembre (Reuters) - Les banques doivent s'attendre à voir limitée leur capacité à déterminer le montant de capitaux propres qu'elles doivent détenir, a déclaré Stefan Ingves, le président du Comité de Bâle, dans un discours publié jeudi. S'exprimant en Chine devant un parterre de fonctionnaires chargés de la supervision du secteur bancaire, il a évoqué la possibilité d'appliquer des "planchers" en matière de capitaux, l'une des déclarations les plus claires à ce jour sur la volonté des autorités internationales de changer les règles en vigueur. Un plancher obligera une banque à détenir un montant minimal de capitaux quel que soit le modèle d'évaluation des risques qu'elle retient. Dans son discours, Stefan Ingves a estimé que les différences entre les modèles utilisés par les banques pour déterminer le montant des capitaux à détenir étaient trop importantes. "Les mesures que le Comité a prises et prévoit de prendre pour répondre aux variations excessives d'actifs pondérés des risques incluent la mise en place de planchers de capitaux (...) et des restrictions accrues en matière d'estimations du risque interne des banques", a-t-il dit. Le Comité précisera ces mesures lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du G20 en novembre, a-t-il précisé. L'institution de Bâle est pressée par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne de simplifier les règles en vigueur. Alors qu'il avait, dans un premier temps, accueilli fraîchement ces demandes, Stefan Ingves a reconnu que les modèles internes retenus par les banques ne permettaient pas une prise en compte appropriée des risques. "Des restrictions supplémentaires sont nécessaires en matière d'hypothèses et de techniques de modélisation et il faut accepter le fait que tous les risques ne peuvent pas être modélisés", a-t-il dit. (Huw Jones,; Marc Angrand pour le service français, édité par Véronique Tison)

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