« Le combat ne fait que commencer » prévient Dilma Rousseff

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La présidente du Brésil, Dilma Roussef, lors d'une conférence de presse, le 18 avril à Brasilia.
La présidente du Brésil, Dilma Roussef, lors d'une conférence de presse, le 18 avril à Brasilia.

La président brésilienne, dont la procédure de destitution a franchi, la veille, l’étape du Congrès des députés, a tenu une conférence de presse lundi.

« Indignée. » C’est ainsi que la présidente brésilienne de gauche, Dilma Rousseff s’est décrite, lundi 18 avril, au lendemain de l’approbation de sa procédure de destitution par la Chambre des députés. En préambule d’une conférence de presse, elle a réaffirmé n’avoir commis « aucun crime ».

« J’ai reçu 54 millions de voix et je me sens victime d’une profonde injustice. » « Je ne me laisserai pas abattre, le combat ne fait que commencer », a ajouté l’impopulaire dirigeante de gauche se référant à la deuxième et dernière étape du processus qui va s’ouvrir bientôt au Sénat. Et cette dernière d’affirmer que les tours de passe-passe budgétaires qui lui sont reprochés ont été pratiqués par tous ses prédécesseurs sans que cela ait été jugé illégal. « On me réserve un traitement qui n’a été réservé à personne », s’est insurgée Mme Rousseff, les traits tirés et visiblement éprouvée.

MM. Temer et Cunha pris pour cible La dirigeante s’en est par ailleurs pris de manière voilée au président du Congrès des députés, Edaurdo Cunha, inculpé de corruption dans le scandale Petrobras et qui est perçu comme l’instigateur de la procédure de destitution la visant. « Il ne pèse sur moi aucune accusation d’enrichissement illicite. Moi, je n’ai pas de comptes à l’étranger », a-t-elle souligné.

La présidente de gauche a aussi pris pour cible son vice-président Michel Temer, du même parti centriste PMDB que M. Cunha, et qui brigue ouvertement son fauteuil. Celui-ci a déjà entamé des consultation...

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