Le combat des élus contre la machine à ghettos

le
5
Le combat des élus contre la machine à ghettos
Le combat des élus contre la machine à ghettos

« S'il le faut, j'irai à chaque commission d'attribution de logements et je dirais systématiquement non à toute demande d'attribution de logement à la Grande-Borne. » Philippe Rio, maire communiste de Grigny (Essonne) -- comme beaucoup de ses collègues de villes populaires en Ile-de-France, de tous bords politique -- demandent un moratoire sur l'application de la loi Droit au logement opposable. Cette loi doit permettre aux mal-logés de faire valoir leur droit à un habitat digne. Mais, selon ces maires de banlieue, elle ajouterait de la pauvreté à la pauvreté.

« Attention, décrypte Stéphane Beaudet, maire UMP de Courcouronnes (Essonne), on n'est pas contre la loi Dalo. On est contre son application. Les relogements sont quasi systématiquement attribués à nos quartiers populaires. Cela rajoute de la misère à la misère et crée une salle d'attente de la précarité. » « On pourrait penser qu'il est normal qu'un Dalo Grigny reste à Grigny mais, vu la situation de la copropriété où le revenu moyen annuel par ménage est de 8 800 ¤, c'est une machine à fabriquer de l'apartheid », assure Philippe Rio. « Plus aucun des territoires qui bénéficient de l'Anru -- la rénovation urbaine -- ne doit recevoir des Dalo sinon il n'y a aucune stabilité de peuplement possible », enchérit à Corbeil Jean-Pierre Bechter (UMP).

Toujours davantage de demandes

Les maires enragent aussi de voir leurs quartiers se paupériser alors que certaines communes persistent à ne pas construire de logements sociaux. « Nous refusons d'accueillir des Dalo en provenance de communes comme La Frette-sur-Seine, où le taux de logements sociaux est faible », annonce le député PS d'Argenteuil (Val-d'Oise), Philippe Doucet.

Ces élus demandent une application plus stricte de la loi SRU (Solidarité et renouvellement urbain), pour une meilleure mixité du peuplement. Une polémique qui n'est pas près de s'éteindre, le nombre de dossiers prioritaires ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • ZvR le dimanche 22 fév 2015 à 14:50

    Il n'y a pas d'immigration en france Il ne peut dons pas y avoir de ghetto.

  • M8252219 le dimanche 22 fév 2015 à 10:53

    AUCUN ÉLU NE DEVRAIT ÊTRE LOGÉ DANS UN LOGEMENT SOCIAL!!!! C'EST UNE HONTE QU'UN ÉLU PROFITE DU SYSTÈME ET DE SES RELATIONS ( cor/ruption? ou prise illégale d'intéret?)

  • kram123 le dimanche 22 fév 2015 à 09:31

    qd on a pas les moyens de ses ambitions soit on se tait soit on diminue le salaire ou le nombre des fonctionnaires ou on transfert cette population ailleurs...j'ai pas une tune mais je veux vivre sur paris ...et moi je veux la paix dans le monde^^

  • Toti1926 le dimanche 22 fév 2015 à 09:13

    Fallait-il et faut-il encore laisser entrer sur notre sol ces millions d'immigrés bien plus qu'il n'en fallait pour satisfaire les besoins en main-d'oeuvre? Nous aurions modernisé plus tôt notre outil de production et nous n'aurions pas tant réduit les horaires de travail, nous n'en serions pas là !

  • mi-ange le dimanche 22 fév 2015 à 09:07

    Ce sont les élus, notamment nationaux et les techno-bureaucrates qui ont fabriqué cette situation, c'est à eux de la résoudre ... et sur leurs propres deniers; ça leur apprendra. Et puis comme ils sont pour la mixité sociale, il n'ont qu'à aller y habiter !