Le combat d'une enfant exilée de force de la Réunion

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INTERVIEW - Valérie Andanson fait partie de ces milliers d'enfants réunionnais envoyés en métropole des années 1960 à 80 afin de pallier le déficit démographique de certains départements français. Elle raconte son histoire et son parcours semé d'embûches pour connaître la vérité.

LE FIGARO. - Vous avez été exilée à l'âge de trois ans. Comment s'est déroulé votre accueil en métropole?

Valérie Andanson. - Je faisais partie des premiers enfants transférés. Je suis arrivée en 1966 en Creuse. On m'a dit à l'époque que ma mère était décédée. Nous étions six frères et s½urs, tous séparés à notre arrivée. J'étais très jeune, mes souvenirs sont flous. J'ai été placée dans une famille d'accueil où j'ai été maltraitée. C'était comme si je vivais dans un élevage de cochons. Nous étions bien habillés et faisions mine que tout allait bien quand l'assistante sociale venait. En réalité, mes pieds saignaient car mes chaussures...

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