Le combat d'un père et son fils contre les pesticides

le , mis à jour à 07:00
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Le combat d'un père et son fils contre les pesticides
Le combat d'un père et son fils contre les pesticides

C'est devenu le combat de leur vie. Raymond et Noël Pouliquen, deux anciens salariés du groupe agroalimentaire Triskalia, accusent leur ex-employeur d'avoir sciemment mis leur santé en danger en les exposant aux pesticides. Il faut un certain courage pour s'en prendre ainsi à ce mastodonte breton, bien connu pour ses marques Paysan breton, Mamie Nova ou encore Régilait, qui pèse plus de 2 Mds€ de chiffre d'affaires. Et pour se battre contre la maladie, les chimios, la fatigue...

 

Epaulés par le Collectif de soutien aux victimes des pesticides de l'Ouest, père et fils ont voulu hier « témoigner pour ceux qui ne le peuvent plus ». Tous deux ont travaillé pendant plus de vingt ans au même endroit, sur la plate-forme logistique de Triskalia à Glomel, dans les Côtes-d'Armor. Un site classé Seveso seuil haut, car il entrepose des produits dangereux, notamment des produits phytosanitaires qui sont ensuite livrés dans le réseau de distribution de Triskalia, Point vert et Magasin vert, entre autres. Raymond, 69 ans, est atteint d'une leucémie et Noël, 49 ans, d'un lymphome. Le père et le fils ont durant des années manipulé des herbicides, raticides, insecticides et autres fongicides, sans les protections nécessaires, affirment-ils.

 

« Les entrepôts étaient encombrés. L'emballage de nombreux produits, crevé. Leur contenu se répandait fréquemment sur le sol. On devait tout nettoyer à la main et reconditionner sans masque ni gant », raconte Raymond. Noël, lui, détruisait régulièrement les emballages détériorés, souillés de produits toxiques. « On les brûlait et les émanations nous prenaient à la gorge et au nez », se souvient le fils. Si Raymond n'a pas réussi à faire reconnaître sa leucémie en maladie professionnelle, son fils Noël conserve un espoir. Rejetée à titre conservatoire par la Mutualité sociale agricole (MSA) en juin 2016 pour le motif de « ne pas pouvoir affirmer avec certitude que ...

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