Le Cnes s'associe à Google pour offrir internet au monde entier

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* Google veut apporter internet à 4 milliards de personnes * Le géant américain mise sur une flotte de ballons * Le Cnes apportera son expertise technique PARIS, 11 décembre (Reuters) - Le Centre national d'études spatiales (Cnes) annonce jeudi s'être associé au Projet Loon de Google GOOGL.O visant à apporter Internet à l'ensemble de la planète, grâce à un accord de partenariat sur les ballons stratosphériques. Le projet du géant américain vise à couvrir grâce à une flotte de ballons les deux tiers de la population mondiale encore privés d'Internet, dans les "zones blanches" que ne peuvent desservir les technologies existantes. Ce défi technologique impose de développer des prototypes de ballons plus résistants que ceux qui sont actuellement lancés. Le Cnes, qui entretient depuis une trentaine d'années la plus importante "activité ballons" après les Etats-Unis, apportera son expertise technique, indique l'organisme public qui opère notamment les fusées Ariane dans un communiqué. "Ce projet est des plus actuels à l'heure où sont étudiés tous les moyens de supprimer les 'zones blanches' et c'est pour le Cnes une expérience unique de travailler avec Google, véritable emblème de la Silicon Valley", souligne Jean-Yves Le Gall, président du Cnes. Mike Cassidy, le vice-président de Google en charge du projet Loon, rappelle que plus de 4 milliards de personnes n'ont toujours pas accès aujourd'hui à Internet. "Il n'existe pas de solution simple pour résoudre un problème d'une telle complexité. C'est la raison pour laquelle nous collaborons avec des experts du monde entier, comme ceux du Cnes, pour investir dans de nouvelles technologies comme le Projet Loon", ajoute-t-il. Google veut s'appuyer sur une flotte de ballons stratosphériques capables de relayer un accès à Internet vers des zones non desservies, par exemple en plein désert, pour un prix beaucoup moins élevé que des satellites. Ils croiseraient à une altitude située entre 18 et 20 km, plus haut que les avions commerciaux, s'affranchissant ainsi des aléas météorologiques, et seraient alimentés en énergie par des panneaux solaires, souligne le Cnes. Le signal serait envoyé depuis le sol vers les ballons qui pourraient ensuite le relayer vers d'autres ballons avant d'être finalement renvoyé vers le sol où il pourrait être capté par des antennes extérieures ou des téléphones équipés de la technologie LTE (Long-Term Evolution). Le Cnes contribuera aux analyses de vols qui ont lieu actuellement ainsi qu'au développement d'une nouvelle génération de ballons. Il recevra l'assistance de Google pour mener des projets de campagnes de ballons de longue durée. Une campagne de lâcher de ces ballons a eu lieu en 2005 pour mieux comprendre les mécanismes de destruction de la couche d'ozone au-dessus des pôles. (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)


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