Le clonage des cacaoyers tourne au cauchemar en Indonésie

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Commodesk - Les producteurs de cacao indonésiens ont adopté en 2009 un type d'arbre cloné choisi pour quadrupler les rendements, dans le cadre d'un ambitieux programme triennal doté de 350 millions de dollars. L'objectif était de limiter l'impact des maladies, qui font perdre avec les insectes la moitié du cacao indonésien produit chaque année. De plus, les arbres sélectionnés donnent des fruits en trois ans, contre quatre habituellement.

A l'arrivée, les cacaoculteurs indonésiens se retrouvent avec des cacaoyers dont les branches plient sous le poids des cabosses, quand les arbres ne s'effondrent pas faute de racines profondes. Si les fèves sont abondantes, elles sont en revanche ridiculement petites, comme des cacahouètes grillées, d'après les témoignages des producteurs (160 fèves par 100 g). Elles ne sont donc pas recevables pour les chocolatiers internationaux qui ont des critères de criblage supérieurs. A titre de comparaison, les acheteurs internationaux en Côte d'Ivoire n'acceptent pas plus de 140 fèves par 100 grammes.

A Sulawesi, centre de cette campagne de régénération du verger cacaoyer, l'objectif était de produire 600.000 tonnes d'ici à 2015 pour répondre à la demande mondiale. Le programme allait de pair avec la volonté du gouvernement et d'Askindo, l'association locale de producteurs de cacao, de transformer sur place la plus grande part de la récolte.

D'après l'Institut indonésien de recherche sur le café et le cacao, 74 millions de ces plants mirifiques ont été distribués pour renouveler 100.000 hectares, soit 10% du verger.

En Indonésie, le rendement moyen d'une plantation de cacaoyer est de 700 kilo par hectare et par an, selon Askindo, alors que des plantations pilotes peuvent atteindre 3.500 kilos par hectare.

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