Le climat des affaires stagne en France

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Le moral des chefs d'entreprises stagne en France
Le moral des chefs d'entreprises stagne en France

L'indice du climat des affaires publié par l'Insee est stable en janvier. Un indicateur qui révèle la faiblesse de la conjoncture dans notre pays.

L'enquête sur le climat des affaires publié par l'Insee révèle qu'au mois de janvier, le moral des chefs d'entreprises est resté stable. L'indicateur synthétique ressort à 93,7 points, légèrement inférieur à son niveau de long terme (100). Le climat des affaires est resté stable dans l'industrie et les services, le bâtiment a perdu un point, le commerce de gros deux. En revanche, le commerce de détail affiche une progression de huit points.

Ces chiffres qui peuvent paraître abscons révèlent la faiblesse de la croissance française au lendemain des annonces de la BCE visant à éviter que la zone euro ne tombe en déflation. L'arme de la politique monétaire passera ainsi par un programme massif d'achats d'actifs de 60 milliards d'euros par mois pendant au moins un an et demi. Du côté budgétaire, la Commission européenne présidée par Jean-Claude Juncker envisage un plan de relance de 300 milliards d'euros mais les modalités d'application restent encore floues. La baisse de l'euro et celle spectaculaire du prix du pétrole depuis la fin de l'été devraient également stimuler l'activité en Europe cette année et soutenir l'économie française.

En France, le gouvernement a engagé plusieurs réformes portant notamment sur les professions réglementées ou le travail dominical pour stimuler l'activité économique. Mais bon nombre d'économistes jugent que les efforts restent insuffisants alors que la croissance française n'est attendue qu'à 0,4% en 2014, alors que l'économie américaine devrait croître de +2,4% sur l'année écoulée et la Grande-Bretagne de 2,7%.

« Le blocage de la France ne tient pas dans l'ignorance des mesures (créer un contrat de travail unique, simplifier la réglementation, lever les seuils sociaux) mais dans l'incapacité à les mettre en œuvre » estime Charles-Antoine Schwerer, économiste chez Asterès.

J.G

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