Le cidre fait son retour à l'apéritif

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Concurrencé par les sodas, la bière et les vins effervescents, le cidre cherche à rajeunir son public. Des efforts payants puisque le marché progresse de nouveau en 2013 après plusieurs années de recul.

Après avoir pris un sérieux coup de vieux, le cidre fait son grand retour à table. Et il séduit de plus en plus de jeunes qui optent pour cette boisson à l'heure de l'apéro. Après six années de recul, le marché cidricole - qui pèse environ 400 millions d'euros (dont 60% en grande distribution) - progresse de nouveau cette année à la fois en valeur (+6% sur les dix premiers mois de 2013) et surtout en volumes (+1,5%), selon l'institut Nielsen.

Un regain de santé qui intervient après deux décennies de stagnation puis une érosion progressive des volumes (-2% par an en moyenne). Ce renouveau s'explique d'abord par l'innovation. À l'initiative des deux marques leaders, Écusson et Loïc Raison (Agrial), de nouveaux types de cidres ont fait leur apparition depuis deux ans: rosé, poiré, acidulé... Des petits formats, parmi lesquels des bouteilles de 25 cl et 33 cl, propices à la consommation individuelle, à l'extérieur (pique-nique, barbecues...) ou à l'apéritif, ont également enrichi l'offre. Ce qui a contribué à rajeunir le public consommateur.

De nouveaux types de cidre ont fait leur apparition depuis deux ans. Crédit: Écusson
De nouveaux types de cidre ont fait leur apparition depuis deux ans. Crédit: Écusson Crédits photo : La profession mise aussi sur le faible taux d'alcool du cidre

La filière cidricole a également dopé sa distribution en mettant l'accent sur les magasins de proximité et sur les circuits de vente régionaux, de plus en plus prisés par des consommateurs «locavores». «Les Français sont en quête de naturalité, ce qui les porte vers la production de nos régions, en l'occurrence la Bretagne, la Normandie et les Pays de Loire», commente Jean-Louis Benassi, directeur général de l'interprofession cidricole (Unicid), qui rassemble 10.000 producteurs de pommes et 500 cidriers. Alors que les vins et spiritueux sont la cible de campagnes de santé publique, la profession mise aussi sur le faible taux d'alcool du cidre (de 3 à 5 degrés) et son faible apport calorique (50 calories par verre).

Du coup, le cidre n'hésite plus à faire sa pub. «La profession ne communique plus seulement lors de l'Épiphanie et de la Chandeleur ou en insistant sur l'aspect rafraîchissant du cidre pendant l'été, elle encourage de nouveaux moments de consommation», ajoute Jean-Louis Benassi. En 2014, la pub commencera dès le printemps.

Le cidre, vendu en moyenne deux euros la bouteille de 75 cl, profite peut-être aussi des malheurs de la bière, dont de nombreux consommateurs se sont détournés ces derniers mois en raison de la hausse des prix (+14% depuis janvier) liée à la nouvelle fiscalité. La profession espère consolider ses performances en 2014.

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  • d.jousse le mardi 10 déc 2013 à 13:50

    ok, mais avec une bonne galette.