Le chômage en zone euro au plus bas depuis mai 2011, à 10,3%

le , mis à jour à 11:55
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BRUXELLES (Reuters) - Le taux de chômage dans la zone euro a légèrement diminué, comme prévu, en février, à 10,3% contre 10,4% le mois précédent et 11,2% un an plus tôt, selon les données publiées lundi par Eurostat.

Le taux de chômage tombe ainsi à son plus bas niveau depuis août 2011, à comparer à un pic de 12,1% atteint au premier semestre 2013, souligne l'office statistique de l'Union européenne.

Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un taux de 10,3%, conforme à l'annonce.

Le taux de chômage de janvier à été révisé en légèrement hausse par rapport à une annonce initiale à 10,3%.

Dans l'ensemble de l'Union européenne, le taux de chômage est ressorti à 8,9%, stable par rapport à janvier. Il s'agit du niveau le plus bas dans l'UE à 28 depuis mai 2009, selon Eurostat qui précise que le nombre de demandeurs d'emplois s'élevait en février à 16,63 millions de personnes dans la zone euro et 21,65 millions dans l'UE.

Les prix à la production dans la zone euro de leur côté ont baissé plus que prévu en février, selon des données publiées lundi par Eurostat qui confirment que les pressions inflationnistes restent absentes dans la zone euro en dépit des mesures de relance de la Banque centrale européenne.

L'indice des prix à la production industrielle a reculé de 0,7% par rapport à janvier, pour une baisse de 4,2% sur un an. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne une diminution de 0,5% en variation mensuelle.

En excluant les prix de l'énergie, les prix producteurs ressortent en baisse de 0,2% sur le mois, après un recul de 0,1% en janvier. Les prix de l'énergie ont reculé de 2,1% après -3,7% en janvier.

Enfin, le sentiment des investisseurs et des analystes dans la zone euro s'est amélioré en avril pour la première fois de l'année mais n'a que modestement bénéficié de la stabilisation de l'économie mondiale et des mesures de relance de la Banque centrale européenne, montre lundi l'enquête mensuelle de l'institut Sentix.

Son indice de confiance est remonté à 5,7 contre 5,5 en mars, sa première hausse depuis décembre. Les économistes interrogés par Reuters l'attendaient en moyenne à 6,4.

"Le tableau d'une reprise modérée (...) semble un peu anémique en dépit du nouveau stimulus de la BCE", écrit l'institut Sentix dans un communiqué.

La banque centrale a réduit ses taux en mars et étoffé son programme de rachat d'actifs, mais son président Mario Draghi a quelque peu atténué la portée de ces mesures en suggérant qu'il n'y aurait plus de baisses de taux.

Le sous-indice mesurant la perception des conditions actuelles par les investisseurs est tombé à 6,0 contre 8,3 en mars, mais celui sur leurs anticipations s'est amélioré à 5,5 contre 2,8.

L'indice Sentix sur l'Allemagne a progressé à 17,6 contre 16,9.

L'enquête a été menée du 31 mars au 2 avril auprès de 1.016 investisseurs.

(Service économique)

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  • cyti8 il y a 8 mois

    Et nous, en France, au plus haut, grâce à une politique complètement à contresens du simple bon sens.Et là, ce n'est pas l'héritage Sarkozy.