Le choc de simplification à la sauce italienne

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À Rome, le chantier de la ligne C du métro est financé, mais désespérément à l'arrêt.
À Rome, le chantier de la ligne C du métro est financé, mais désespérément à l'arrêt.

Cette lettre, tous les maires du monde aimeraient la recevoir. Les heureux destinataires ? Les 8 057 édiles italiens. "Cher Maire, si tu as un problème, écris-moi avant le 15 juin, et on va essayer de le résoudre." Signé Matteo Renzi ! Certes, le président du Conseil italien n'a pas de baguette magique et il ne pourra pas faire pleuvoir les milliards sur les collectivités locales. Mais il souhaite mettre de l'huile dans les rouages de l'administration, via un décret intitulé "débloquer l'Italie". Trois cent soixante-douze grands chantiers publics déjà financés sont en effet à l'arrêt dans la péninsule, certains depuis plusieurs dizaines d'années. Réglementations kafkaïennes, recours infinis aux tribunaux administratifs, bagarres de compétence territoriale entre villes, régions et État, application trop tatillonne des règlements d'urbanisme ou impératifs soudains au nom de la protection du patrimoine sont autant de freins à l'exécution de ces travaux. Dans la liste des grands chantiers en attente, le président du Conseil signale l'ex-zone industrielle de Bagnoli, dans la banlieue de Naples, la ligne C du métro de Rome, l'autoroute Pérouse-Ancône... Ignorer le millefeuille Mais les grands travaux ne sont pas les seuls à avoir besoin d'un coup de pouce. "Une caserne abandonnée ne peut pas être reconvertie ? Il manque une bretelle pour terminer un périphérique ? Une école tombe en ruine ? Signale-les-moi !" Même combat pour...

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