Le chinois Midea semble assuré de contrôler l'allemand Kuka

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    FRANCFORT, 4 juillet (Reuters) - Le groupe chinois Midea 
 000333.SZ  semblait lundi pratiquement assuré de détenir au 
moins 52,8% du capital du spécialiste allemand des robots 
industriels Kuka  KU2G.DE , deux des principaux actionnaires de 
ce dernier ayant apporté leurs titres à son offre d'achat.  
    Midea a mis 4,5 milliards d'euros sur la table en mai pour 
racheter Kuka, lançant la plus importante tentative 
d'acquisition d'une entreprise allemande de hautes technologies 
par un investisseur chinois.  
    Le projet a suscité des protestations chez certains 
responsables politiques allemands préoccupés par la perspective 
de voir un savoir-faire jugé stratégique passer dans des mains 
étrangères. 
    Pour parer aux critiques, Midea et Kuka ont conclu le mois 
dernier un accord incluant un engagement du groupe chinois à 
maintenir le siège de Kuka et ses usines sur le sol allemand 
ainsi que des garanties concernant l'emploi. 
    L'offre d'achat de Midea, à 115 euros par action, lui avait 
déjà permis de réunir 17,71% de sa cible avant la fin de la 
semaine dernière, selon des documents financiers rendus publics 
par la société. L'offre court jusqu'au 15 juillet. 
    Lundi, l'homme d'affaires allemand Friedhelm Loh a confirmé 
avoir vendu sa participation de 10% dans Kuka à Midea. 
    "Après le soutien apporté à l'offre par le directoire et le 
conseil de surveillance ainsi que par les représentants du 
personnel, rester au conseil en tant qu'actionnaire minoritaire 
n'avait pas de sens. Je souhaite à Kuka et à ses collaborateurs 
une collaboration fructueuse avec la direction de Midea", a 
déclaré Friedhelm Loh dans un communiqué adressé à Reuters. 
    Il a ajouté avoir vendu ses titres vendredi, en précisant ne 
pas avoir coordonné sa décision avec celle du groupe de 
construction mécanique Voith  VOITH.UL , qui a apporté sa propre 
participation de 25,1% dans Kuka la semaine dernière. 
    Dimanche, Voith avait précisé qu'il recevrait environ 1,2 
milliard d'euros pour ses titres.  
 
 (Edward Taylor et Irene Preisinger; Marc Angrand pour le 
service français) 
 

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