Le chinois Anbang annonce le retrait temporaire de son président

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    par Matthew Miller et Koh Gui Qing 
    PEKIN/NEW YORK, 14 juin (Reuters) - Anbang Insurance Group 
 ANBANG.UL , l'un des groupes chinois les plus offensifs dans 
les achats d'actifs à l'international, a dit mercredi que son 
président était dans l'incapacité momentanée d'assurer ses 
fonctions, une semaine seulement après avoir démenti des 
informations de presse sur une interdiction de sortie du 
territoire chinois le visant.  
    Le bref communiqué du conglomérat financier a été publié 
quelques heures seulement après que le magazine chinois Caixin 
eut rapporté sur son site internet que Wu Xiaohui avait été 
arrêté et faisait l'objet d'une enquête. L'article, qui citait 
des sources anonymes, a ensuite été retiré du site.  
    La nouvelle a fait chuter les Bourses chinoises et de Hong 
Kong, l'indice CSI 300 des plus grandes valeurs chinoises 
 .CSI300  et l'indice composite de la Bourse de Shanghai  .SSEC  
cédant respectivement 1,35% et 0,76% tandis que le Hang Seng 
 .HSI  reculait de 0,22% à Honk Kong, vers 06h00 GMT. 
    Les titres des filiales cotées du conglomérat, Financial 
Stret Holdings  000402.SZ , China Vanke  000002.SZ , China 
Merchant Shekou  001979.SZ , Gemdale  600383.SS  et China 
Construction Engineering  601668.SS  ont lourdement chuté.  
    Anbang a dit que les fonctions de Wu seraient assurées par 
d'autres dirigeants du groupe et que ses activités se 
poursuivaient normalement, sans donner plus de précisions.  
    Anbang, qui s'était fait connaître à l'international avec le 
rachat du palace new-yorkais Waldorf Astoria en 2015, a réalisé 
une série d'acquisitions majeures à l'international sous la 
houlette de Wu. 
    Après avoir investi plus de 30 milliards de dollars dans 
l'achat d'actifs à l'étranger, Anbang avait connu plusieurs 
déconvenues au cours des derniers mois, aussi bien sur le marché 
chinois qu'à l'international, et était sur la sellette en raison 
de la structure opaque de son actionnariat.  
    Prié de dire si Wu était en Chine et s'il pouvait être 
joint, un porte-parole du groupe, qui a plus de 30.000 salariés 
et près de 2.000 milliards d'actifs, s'est refusé à tout 
commentaire.  
    Des appels sur le téléphone mobile de Wu sont restés sans 
réponse, mercredi. L'autorité chinoise de régulation du secteur 
des assurances n'a pu être jointe dans l'immédiat.  
    Anbang avait démenti ce mois-ci des informations du 
Financial Times citant des relations d'affaires de Wu et selon 
lesquelles ce dernier était visé par une interdiction de sortie 
du territoire chinois. 
    Plusieurs responsables de grandes sociétés chinoises ont 
déjà momentanément disparu ces derniers mois, semblant indiquer 
un renforcement de la surveillance du secteur financier dans le 
cadre d'une nouvelle offensive des autorités contre la 
corruption. 
 
 (Marc Joanny pour le service français, édité par Juliette 
Rouillon) 
 
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