Le Chili, précurseur de la fronde brésilienne

le
0
La mobilisation étudiante, engagée il y a deux ans contre la privatisation de l'enseignement, exporte ses modes d'action.

«Moi aussi je veux une éducation de qualité pour mes petits-enfants.» Mariela, la soixantaine, brandit cette pancarte en expliquant, la voix cassée par le tintamarre des tambours, en avoir «marre de voir nos jeunes s'endetter pour vingt ans afin d'étudier». Ce qui étonnait dans les rues chiliennes il y a deux ans est devenu banal. Le mouvement de protestation, précurseur de la fronde des jeunes Brésiliens, dénonce depuis 2011 l'un des systèmes éducatifs les plus chers du monde, selon l'OCDE.

Dans les années 1980, la dictature de Pinochet a successivement privatisé au Chili l'enseignement supérieur, le cuivre et les retraites. «La Concertation (coalition de centre gauche, NDLR) et la droite continuent de penser que nos droits fondamentaux peuvent être commercialisés», vitupère Diego Vela, président de la Fédération des étudiants de l'...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant