Le chemin de fer français, un modèle de complexité

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D'un côté, la SNCF exploite les trains. De l'autre, RFF est en charge de l'entretien et du développement du réseau. En pratique, la situation tourne parfois au casse-tête.

Un big bang peut en cacher un autre. Les cafouillages qui résulteront inévitablement de la grande bascule des horaires de la SNCF donneront un coup de projecteur sur la schizophrénie de l'organisation du rail français, dont la SNCF espère faire la révolution. Son objectif: ramener dans son périmètre Réseau Ferré de France (RFF), le propriétaire des 30.000 kilomètres de rails français.

Il faut dire que la situation actuelle est déroutante. D'un côté, la SNCF exploite les trains. De l'autre, RFF est en charge de l'entretien et du développement du réseau. La distinction, qui prévaut pour tous les monopoles abattus par l'ouverture à la concurrence en Europe, est théoriquement simple. En pratique, c'est une usine à gaz. RFF est le décideur des travaux, mais les 39.000 cheminots chargés de l'entretien des voies sont bien des salariés de la SNCF. Idem pour les 14.000 aiguilleurs -et les 600 horairistes qui ont revu toutes les grilles du 11 décembre- de la directi

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