Le chef du Renseignement américain a remis sa démission

le , mis à jour à 19:21
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 (Ajoute déclarations, éléments biographiques) 
    WASHINGTON, 17 novembre (Reuters) - Le directeur du 
Renseignement national (DNI) américain, James Clapper, a annoncé 
jeudi sa démission mais restera en poste jusqu'à la fin du 
mandat de Barack Obama le 20 janvier.  
    "J'ai envoyé ma lettre de démission hier soir, ce qui était 
assez satisfaisant. Il me reste 64 jours", a déclaré James 
Clapper lors d'une audition devant la commission des 
Renseignements de la Chambre des représentants. 
    La Maison blanche a demandé à tous les hauts responsables de 
l'administration nommés par Barack Obama de faire en sorte que 
leur démission soit effective d'ici au 20 janvier à midi, heure 
de la passation de pouvoirs à Washington. Le successeur de James 
Clapper sera nommé par le président élu Donald Trump. 
    James Clapper, un ancien officier de l'armée de l'air âgé de 
75 ans, avait été nommé par le président démocrate en 2010 après 
une longue carrière au sein de diverses agences de 
renseignement.    
    Le DNI, un poste créé après le 11-Septembre pour remédier 
aux failles des services de renseignement que les attentats 
avaient mises en évidence, supervise 17 agences de renseignement 
et officie comme principal conseiller et informateur du 
président en matière de renseignements.  
    James Clapper laissait entendre depuis des mois qu'il 
démissionnerait à la fin du mandat de Barack Obama. Le 
représentant démocrate Adam Schiff, membre de la commission des 
Renseignements, lui a rendu hommage, ne cachant pas qu'il aurait 
préféré le voir quatre ans de plus à son poste.  
     
    L'AFFAIRE SNOWDEN  
    L'épisode sans doute le plus marquant du mandat de James 
Clapper restera l'affaire des écoutes de la NSA (National 
Security Agency) révélée par Edward Snowden en 2013.      
    En mars de cette année-là, James Clapper provoque une 
controverse en affirmant devant la commission sénatoriale des 
Renseignements que le gouvernement américain ne collecte pas les 
données de millions d'Américains, en tout cas "pas sciemment".  
    Trois mois plus tard, l'ancien technicien de la NSA Edward 
Snowden révèle au monde, avec de nombreux détails, le 
fonctionnement des programmes de surveillance américains et leur 
quête systématique d'informations, en connaissance de cause. 
    Plus tard, James Clapper dira que sa réponse devant les 
sénateurs était la moins malhonnête qu'il puisse produire. 
    Parmi les principaux candidats à la succession du DNI figure 
Robert Cardillo, directeur de la National 
Geospatial-Intelligence Agency et ancien directeur adjoint du 
Renseignement national sous les ordres de Clapper, selon des 
sources proches de l'équipe de transition de Donald Trump et des 
responsables de la sécurité nationale.  
    Entre autres noms cités, on trouve également le général 
Ronald Burgess, directeur de la Defense Intelligence Agency 
pendant le premier mandat de Barack Obama, et l'ancien 
représentant républicain Pete Hoektsra, président de la 
commission des Renseignements de la Chambre. 
 
 (Idrees Ali, Dustin Volz, Mark Hosenball; Jean-Stéphane Brosse 
pour le service français) 
 
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  • mark92 le jeudi 17 nov 2016 à 17:15

    C'est le petit directeur du FBI qui aurait du remettre sa démission.