Le chef de l'Otan apporte son soutien à l'Ukraine, pas des armes

le , mis à jour à 16:05
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KIEV, 22 septembre (Reuters) - Le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, a apporté son soutien aux autorités de Kiev lors d'une visite de deux jours en Ukraine mais pas les armes défensives que celles-ci espéraient obtenir pour faire face aux rebelles prorusses de l'est du pays. Premier chef de l'Alliance atlantique à se rendre en Ukraine, Jens Stoltenberg a assuré le Conseil de sécurité nationale ukrainienne que l'Otan resterait un partenaire de premier plan et a signé mardi avec le président Petro Porochenko des accords visant à moderniser les forces armées ukrainiennes. Mais il n'a pas souhaité aller au-delà pour ne pas risquer de remettre en question le fragile cessez-le-feu conclu avec les rebelles séparatistes. "L'Otan ne fournit et ne livre pas d'armes", a déclaré Jens Stoltenberg à Reuters avant d'être reçu au palais présidentiel, où il a insisté sur le caractère symbolique de sa visite, 18 mois après l'annexion de la Crimée par la Russie. "La priorité, aujourd'hui, c'est l'application de l'accord de Minsk", a-t-il ajouté, notant que pour la première fois depuis la signature en février le Donbass a connu une journée sans combat lundi. Petro Porochenko a de son côté présenté l'Ukraine comme un "avant-poste" de l'Otan face à la Russie, bien que son pays ne soit pas membre de l'Alliance. "Du point de vue du droit, nous ne sommes pas alliés mais dans les faits, nous sommes bien plus que des partenaires. L'Ukraine est l'avant-poste le plus oriental de la région euro-atlantique", a-t-il dit. Le Premier ministre Arseni Iatseniouk, assis au côté de Jens Stoltenberg pendant la réunion du Conseil de sécurité nationale, a été plus explicite encore en soulignant que son pays doit avoir les moyens de se défendre face à la Russie. "Les capacités de défense sont essentielles pour nous face à un pays doté de l'arme nucléaire qui a dépensé des dizaines de milliards de dollars pour moderniser son armée", a-t-il dit. Mais alors que les autorités de Kiev aimeraient voir leur pays intégrer l'Otan, l'Alliance s'est jusqu'à présent montrée plus que réticente à une telle initiative qui ne pourrait être prise que comme une provocation par Moscou. (Robin Emmott; Tangi Salaün pour le service français)

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  • charleco le mardi 22 sept 2015 à 16:43

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