Le chef de l'opposition à Bahreïn maintenu en détention

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MANAMA, 5 janvier (Reuters) - La détention du chef de file du principal parti d'opposition chiite à Bahreïn a été prolongée de 15 jours supplémentaires lundi, une décision qui risque de nourrir les tensions entre communautés dans le royaume. Le cheikh Ali Salman, secrétaire général du parti Al Wefaq de la société islamique, a été arrêté le 28 décembre après avoir participé à une manifestation contre les conditions dans lesquelles se sont déroulées les élections de novembre, que son mouvement avait appelé à boycotter. Son arrestation a déclenché des heurts entre ses partisans et les forces de l'ordre la semaine dernière et les Etats-Unis, dont la Ve Flotte est basée à Bahreïn, ont exprimé leur inquiétude, une prise de position critiquée par les autorités bahreïnies. Dimanche soir, l'avocat de Salman, Abdulla al Chamlaoui, a déclaré à Reuters qu'il avait été formellement inculpé d'incitation à un changement de régime par la force, d'incitation à la haine visant une partie de la société, d'incitation à enfreindre la loi et d'insulte publique envers le ministère de l'Intérieur. "Le secrétaire général d'un mouvement politique sera détenu pendant 15 jours supplémentaires aux fins de l'enquête", a déclaré le compte Twitter officiel du parquet, sans nommer Salman. Le petit royaume du Golfe (1,3 million d'habitants) dirigé par la dynastie sunnite des Khalifa est en proie à des troubles depuis les grandes manifestations en 2011 de la majorité chiite, qui réclame la fin des discriminations dont elle se dit victime. Au moins deux personnes ont été tuées le mois dernier dans deux attentats à la bombe visant les forces de sécurité. (Farishata Saeed, Marc Angrand pour le service français)

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