Le chef de l'armée pakistanaise laisse éclater sa colère

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Quelques jours après le raid américain en territoire pakistanais visant Oussama Ben Laden, le général Kayani a annoncé la réduction de la présence militaire américaine dans le pays

Le général Ashfaq Parvez Kayani contre-attaque. Mettant un terme à 72 heures d'un silence lourd de colère et d'embarras, le chef des armées pakistanaises a dit jeudi soir tout le mal qu'il pensait de l'opération «Geronimo» menée par les États-Unis en territoire pakistanais. Il a aussi annoncé des rétorsions : la présence militaire américaine au Pakistan sera réduite, a-t-il tempêté et si Washington s'avise une nouvelle fois de lancer des raids du type de celui qui a tué Ben Laden, la coopération américano-pakistanaise en souffrira, a-t-il menacé. Enfin, il a ordonné une enquête sur les «ratés» des services secrets de l'ISI, stigmatisés pour n'avoir pas «localisé» le chef d'al-Qaida alors qu'il coulait des jours tranquilles dans la ville-garnison d'Abbottabad.

Pour la plupart des Pakistanais, le plus choquant n'est pas que le numéro un du terrorisme international ait pu trouver refuge des années durant à deux heures de voiture d'Islamabad. Ce qui les

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