Le Château de Versailles devient une marque d'épicerie fine

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Là où Lenôtre, Hédiard et Fauchon dominent en maître sur le secteur de l'épicerie fine, un nouvel acteur a fait son apparition mercredi sur les étales des magasins spécialisés : le Château de Versailles.

Le Château de Versailles devient une marque d'épicerie fine en s'associant avec la société girondine Oh! Légumes Oubliés. Un couronnement pour Bernard Lafon, gérant de cette société, qui a répondu à un appel d'offre pour travailler en collaboration avec le Château de Versailles en début d'année. «Avec le Château de Versailles, nous partageons les mêmes valeurs» souligne-t-il au Figaro.fr. «Dans l'appel d'offre étaient mentionnés trois grands critères. Des produits d'origine française et cultivés en France, la mise en avant de l'agriculture biologique et l'existence d'un lien entre la culture et l'Histoire. Avec Oh! Légumes Oubliés, nous réunissions ces trois critères».

L'épicerie fine du Château de Versailles se divise en trois gammes aux noms qui rappelent le prestige de la monarchie du Roi Soleil. La gamme «Jardin Royal» est composée de fruits et légumes d'autrefois ou accommodés finement, comme des petits pois à la coriandre ou la compote amour en cage - autre nom du physalis. Véritables péchés mignons de Marie-Antoinette, les sucreries sont regroupées dans la gamme «Les Gourmandises de la Reine» tandis que la gamme «Les Plaisirs du Roi» est à base de foie gras ou de truffes du Périgord. Tout a été fait pour mettre en avant la cuisine française. «Pas moins d'une quarantaine de produits sont maintenant disponibles. Une centaine d'autres supplémentaires devraient venir agrandir la gamme d'ici la fin d l'année» précise Bernard Lafon.

Des royalties pour le financement du Château de Versailles

Ces produits haut-de-gamme sont vendus à Versailles et dans les grands magasins. L'exportation n'est pas oubliée avec des destinations telles que Megève, Gstaad, le Luxembourg, Monaco ou encore Andorre. La marque vise des pays tels que le Brésil ou la Chine. La vente à l'exportation devrait conforter encore plus l'image de la demeure de Louis XIV «et donnera envie aux touristes de visiter le château lors d'un prochain séjour à Paris» souligne au micro de France Bleu Catherine Pégard, présidente du domaine de Versailles.

Ces produits ne sont pas à la portée de toutes les bourses. Réservé à une clientèle plutôt aisée, il faudra par exemple débourser 11,90 euros pour une bouteille de sirop lavande-vanille. Dans cette somme assez élevée, «des royalties seront reversées au financement du Château». Dans une interview accordée à Sud-Ouest, Bernard Lafon indique «vouloir dépasser 10 millions d'euros de chiffre d'affaires généré par la vente de ces produits fins en quelques années».

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