Le chasseur de nazis, à la fois historien et détective

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INTERVIEW - Après la localisation en Hongrie de Laszlo Csatary, le criminel de guerre nazi le plus recherché du monde, Efraïm Zuroff*, le chasseur de nazis qui dirige le centre Simon-Wiesenthal à Jérusalem confie au Figaro.fr les difficultés de sa mission.

LE FIGARO: Combien reste-t-il de criminels nazis impunis?

Efraim ZUROFF: Des centaines. Après la Seconde guerre mondiale, il était impossible pour l'Allemagne de juger tous les responsables du génocide. Ils ont donc choisi de se concentrer sur les officiers. Maintenant, l'Allemagne accepte de poursuivre en justice toute personne qui a commis des crimes de guerre, à condition qu'il y ait suffisamment de preuves.

En quoi consiste le métier de chasseur de nazis?

D'abord, c'est un travail d'historien: on a des chercheurs en Allemagne, dans plusieurs pays d'Europe de l'Est et en Argentine qui étudient les archives pour trouver les noms des responsables. Ensuite, c'est du travail de détective, pour localiser le criminel. Par exemple, on a trouvé Charles Zentai , un officier hongrois «traqueur» de Juifs, en épluchant les registres électoraux australiens puisque le vote est obligatoire dans ce pays. Enfin et surtout, c'est un travail de lobbyiste, pour pousser les États à pass

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